‹ Pièces de théâtreChapitre 244 sur 1241 · M LUI ITE · texte numérisé non relu

M LUI ITE

Madame la marquise est partie pour Paris ce matin avec M. le due de Bourbon, et ne sera de retour ici que ce soir.

M11 Dl H i i ii-ii .

Ohl mtil C'eil une fatalité* atroce... Raoul,

■ttendei i ce loir... ce loii roui Mures tout.

{Il f.iit un )u,>,,,rwi)il pour snnir; elle V arrêté,)

Raoul. . roui ae roui en illes pis»,. Raoul, je

rOUI jure...

Oui. roui svei raison, c*esl une fatalité. Hier, à midi, roui quittes l'hôtel pour habiter le château ; hier ioir je riens, et, pour la première mis, m. i présence roui gêne, et roui désire/ que j'1 vous quitte; je roui faii jurer que roui ae rerrei pas le doc, derrière moi il entre ; il \ i

une heure, roui niez qu'il SOil \emi. et maintenant vous IVOUei qu'il est possible qu'il I0i( |u*qu'e trois heures du matin dans cette cham-

bre... Vous n'étiez pas, dites-vous, dans cet appartement, et vous ne pouvez pas me dire où vous étiez; un serment vous lie, vous avez juré: c'est un engagement sacré, quoique inattendu ; mais une personne peut vous relever de ce serment, une seule! celte personne n'est plus à Chantilly. Vous avez raison, c'est une fatalité étrange, si étrange vraiment, que c'est à n'y pas croire, et que je n'y crois pas!

Mlle DE BELLE-ISLE.

Que voulez-vous que je vous dise, Raoul? Oui , oui, toutes les preuves sont contre moi : oui, il s'agirait de ma tête, que ma tête tomberait comme tombera peut-être mon honneur! Mais ma tête serait prête à tomber, que je ne manquerais pas au serment que j'ai fait. Agissez donc selon votre conviction, Raoul, je ne vous retiens plus.

Elle tombe sur un fauteuil.

d'aubignv, faisant un mouvement pour sortir, puis revenant. Ecoutez, Gabrielle, je sais que cet homme a, pour arri\er à son but, quel qu'il soit, dei moyens mystérieux et inconnus. Eh bien! avouez que cet homme vous a donné quelque philtre, quelque boisson narcotique, quelque brou\ empoisonné et maudit! Avouez qu'il est entré ici pendant que vous dormiez, et que vous ne vous êtes réveillée que trop tard... avouez cela, et cela ne m'otera rien de mon amour, cela ne changera rien à notre avenir; je le tuerai, et voila tout ! Tenez, avouez-moi cela, Gabrielle, je l'aime mieux, car alors je comprendrai tout... .Mais ne renés pas me parler d'absence imj lible, de serment auquel je ne CTOil pas'... VuUJ le voyez bien, mon Dieu, je ne demande pas mieux que de vous aimer toujours , moi ! je vous ouvre un moyen facile... eh bien! si vous m'avez trompé, si vous êtes coupable, employezle! Oui, il a usé de ruse 00 de force, n'est-ce pas ? c'est on homme infâme, et je ne doil m'en prendre qu'A lui, et ne me renget que de lui! Oh! mais, dites -moi donc quelque chose que je puisse croire, quelque chose qui ait l'apparence d'une rérité, si vous ne roules pas que

je meure fou, en nous maudissan-t. en maudissant Dieu' Tenez, au nom du ciel, tenez, à genoux.

Gabriellel Voyes, royez, c'est mol quiroui pri

j'attends... parle/, j écoute!...

m :' ni: ci i m i-i i .

Je ne puis rien rOUI dire que ce qui est, Raoul.

Je n'ai pas m M. le duc de Richelieu dopa

hief I huil heures ,|n M.ir.

l)'AI IIH.N \ .

Ohl Ceci esl trop fort, madame, et iê fail

qui me reste i fai

§tUe DE BELIl |>I i .

Je roui rapplie...

n' \i IM1T1 .

Oh: laisses-moi, madame, laisses-moi I

M11'' DE IiELI L-ISLE.

i; mil Raoul I oh:

MAGASIN THEATRAL

D AUBIGNY

Une dernière fois , voulez - vous m' avouer la vérité?

MUe DE BELLE-ISLB.

Je ne puis rien vous dire.

d'aubignv.

Que le ciel vous pardonne alors! Mais ce que

je sais bien, moi, c'est que je ne vous pardonnerai pas.

Il s'élance dehors.

Mlle DE belle-isle, tombant à genoux.

Mon Dieu ! mon Dieu! ayez pitié de moi !

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