LA COMTESSE, COLAS
LA COMTESSE. Eh bien ! Colas , comlicnce-tu à te remettre de ta surprise?
COLAS. Oui, Y'ià que je m'apprivoise 10 peu.
LA COMTESSE. Eh bien! voyons, asiieds-toi.
COLAS. Sur ce beau fauteuil, à côté le vous?
LA COMTESSE. Sans doute.
COLAS. Ah! comme on enfonce ; on diait que je m'assis sur un fromage à la :rême.
LA COMTESSE. Approchc-toidonc! Comne tu me regardes ! est-ce que tune me rouves plus aussi jolie qu'autrefois ?
COLAS. Non... vous êtes trop belle à ►résent.
LA COMTESSE. Je veux pourtant que lu n'aimes comme dans notre jeune temps.
COLAS. J'pourrai jamais.
LA COMTESSE. Je le veux!
COLAS. Vous fâchez pas, medame la omtesse... j'vas tâcher.
LA COMTESSE. Encore madame la comessc ! je te défends de m'appeler ainsi ; ppelle-moi Manon et dis-moi toi, cornue ;incicnnement.
colas. Comment tous voulez que je te ntoiel
Là comtesse. Oui, ça me rappelle moo iifau< c ; noua «'• t i « » n s pauvres, ignor< osii doua < tâona heureux.
COLAS. V m'aemble que roua.», que tu r.i> pas perdu an change.
LA COMTKSSK. Al»! tu n'eu siis rien.
'«>\ on-, mou ami, en causant lu oublie! jue tu es renu ici pour déjeûner.
COLAS. C'est M.ii •• Vois-tU, |j j'ai le
asur plein , je commence A n ntii que j'ai
estomac ^ oie.
LA COMTESSE. Voyons , prend* ce que l voudras.
COLAS Ma foi.,, je \as me découper ce
dindonneau ; 11 est supérieurement rôti... J'aurai pas mieux fait.