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L'impôt serait moins lourd I GRANDET.
Non pus; Mais le trésor serait plus riche
{Se frottant les mains.) Hein!., dans le Loiret; voilà trente ans qu'ils m'appellent le bonhomme (irandel... le bonhomme les joue SOUS jambe... il- ne sont pas de force... ça m'amuse.
MENU, Je crois bien,., vous avez des
LA FILLE DE L AVARE
millions... aussi, on flaire ce trésor... (Appuyant.) 11 y a des amateurs jusqu'à Paris... votre neveu, par exemple, qui va essayer d'être votre gendre.
GRANDET. Encore!., laissez-moi donc tranquille... soyons à notre affaire... nous disons...
MENU. Que mon neveu Isidore partira ce soir pour Blois où l'acte doitse passer... et pour ne pas perdre de tems , nous prendrons des chevaux de poste.
GRANDET. Ça grossira les frais.
MENU. Bah! pour gagner deux cent mille francs!., et puis c'est pressé... on touchera le prix ici.
GRANDET. Jcmeprorurerai del'argent.. .
car je n'en ai pas... (Mouvement de Menu.) vrai!., pas du tout.
MEM. 11 y aura d'abord tes premiers frais d'enregistrement à débourser tout de suite.
GRANDET. Tout de suite? comme les affaires vont vite!., comme ça dévore!.. et ea se monte...
MENU, lui pi ésenlani un papier. Voilà le bordereau.
GRANDET, le parcourant. Tant que ça...
:3iais c'est ruineux aetre propriétaire!
vous m'avez embarqué là <];ms une affaire... enfin, puisqu'il le fout... (Tirant un portefeuille de sa poche de côté ) Tenez... quelques pièees rit vin que j'ai vendues dans ma matinée... (Montrant des billets de banque.) Ça sent bon, ce papier... et votre reçu ?
MENU. Au bas du bordereau.
GRANDET, le regardant vivement. Ah !
oui... et puis, entre amis... (77 lui donne les billets de banque.) C'est le compte.
MENU. Sauf l'appoint... 321 fr. 15 centimes.
GRANDET, se levant et fouillant dans le gousset de sa culotte. Voilà d'abord les quinze centime
MENU. Après.
GRANDET, fouillant dans l'autre gousset.
Voilà un franc.
menu, fcestenrt 520 fr.
GRANDET, fouillant dan* une poche de son gilet. Voilà les >iugt lï.nn
II lui donne «juat - m sous.
mev . Il lent i- tram
(JH\M)KT,aw désespoir. Je n'ai ploi qut: dr l'or.
ui M . I f bien i
GRANDET. Mais | rn<>i... (.4 part.) Il
tn jm i li< i en ce taraient.
menu. Parbleu! rous n'en manques pas ; et ce qui m'atoujoui - étonné en TOtft
c'est qu'un homme d'ordre... un homme qui connait l'emploi des capitaux, se laisse aller quelquefois à entasser chez lui des espèces sans les faire rapporter.
GRANDET, qui s'est rassis. Je le sais bien... mais les voir donc... les toucher!., que voulez- vous? c'est ma seule dépense.
MENU , appuyant. J'ai idée que si votre neveu tâche d'être votre gendre, ce n'est pa>pour secontenterde cettedépense-là...
et peut-être dès le lendemain du mariage.
GRANDET. Qui est-ce qui vous parle de mariage?
MENU. Ce n'est pas pour vous demander votre fille que son père vous a écrit?.. Dam! il est riche !
GRANDET. Son père... ah! bien oui...
tenez, lisez, pendant que je vni* compter. (// tire une lettre de sa poche et la donne d Menu.) Et laissez-moi la paix.
MENU , se levant et passant à la droite du théâtre. La lettre d'hier soir... voyons un peu s'il est question de mariage. (// lit.) En ! mars... quest-ce que je vois !
GRANDET, comptant son or sur la table.
Toutes pièces neuves.
MENU , poussant un cri. Le malheureux !.. 6 ciel!., la mort !