‹ Pièces de théâtreChapitre 313 sur 1241 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Lc9 Mêmes, MENU, entrant par la porte de C escalier t

MKAT. C'est bien, c'csl bien... du niiez

toujours*

EUGÉNIE, tflrayie, et courant vers la

porte à gauche. Mon père I

menu. Comment! roua voilà, voxu au- '.. el Grandet qui la croil renferma

i.i i,i'\!k J'y rail mon parrain.

hbhu. Bhl non... un moment... il m'envoie près de t<»i... . j'aime au-

tanl que ce ><>it i< i... Sais-tu qu'il i bien du chagrin^ ton père? lui dérober son tré

nwov II serait Dieu possible!

HDD, Plus de cent nulle éoufl !

NANON. Manu» lie !.. et il ne VOUS a pal

I tuéel..

ii m', me. Mou parrain.., je ne savais ,

ce que ça valait... et quand je l'aurais su.

MENU. Veux-tu te taire... s'il t'entendait... heureusement il rôde dans la maison... il cherche dans tous les coins... Écoute-moi... j'ai parlé en ta faveur... et je crois qu'il te pardonnerait, si tu lui nommais la personne à qui tu as confié...

NANON. Nommez, mamzelle...

EUGÉNIE. Il veut le faire arrêter... condamner.

MENU. Dam! il en a le droit... et à sa place, j'en ferais autant.

EUGÉNIE. Vous!., mais celui que vous accusez, il n'a cédé qu'à mes larmes et à mes prières... je l'ai trompé... je lui ai dit que mon père lui-même ordonnait...

MENU. C'est égal... il a eu tort... c'est lui qui est le coupable , et s'il est ramené.

EUGÉNIE. Ah ! vous le défendrez.

MENU. Je viens de donner des ordres pour le faire arrêter.

NANON. If. Charles!

EUGÉNIE. Vous, mon parrain?.. Ah!

c'est indigne... courez... courez révoquer cet ordre injuste.

MENU. Ça regarde la justice... elle doit le tenir en ce moment.

EUGÉNIE. Mais songez donc... ce n'est pas ce matin qu'il est parti... c'est hier.

MENU. Que dis-tu?., le complice?

EUGÉNIE. Ce n'est pas celui que vous croyez.

MENU. Le neveu du père Grandet?

EUGÉNIE. Ce n'est pas lui.

MENU. Eli ! qui donc?

EUGÉNIE. C'est le vôtre.

MENU. Mon neveu!

NANON. M. Isidore.

MENU. C'est impossible... il est à Blois.

EUGÉNIE. Il est à Paris... je l'ai trompé... je lui ai dit... (Grandet parait sur la porte de l'escalier, les mains derrière le dos. Eugénie pousse un cri.) Ah!

NANON, la suit et dit en sortant. Qu'allonsnous devenir, grand Dieu !

SCÈNU XII.

GRANDET, MENU, ensuite NANON.

MENU,rf pari. Mon neveu, l'imbécile.. .

avec nos projets de mariage! par bonheur il esta Paris, on ne l'arrêtera pflS.

GRANDET, qui est venu lentement près de lui. Vous lui avez parlé?

menu. Un peu.

GRANDET. Eh bien?

MENU. Eh bien?

GRANDET. L'idée que j'avais... que la somme était encore chez moi, cachée... je ne sais où?.

menu. Ah! c'est juste... vous pensiez...

GRANDET, te regardant en riant. Hem!

ce serait... ce serait heureux...

MENU. Certainement.

GRANDET, riant toujours. Parbleu.

MENU. Mais il n'en est rien.

GRANDET. C'est donc cet infâme... mon neveu ?

MENU. Non, ce n'est pas lui.

GRANDET. Mais qui donc! qui vous a-telle nommé !

MENU. Personne.

GRANDET, arec colère. Bah !.. et elle n'avoue pas ? elle ne nomme pas? mais elle veut donc que je la déshérite?

MENU. Oh! la déshériter! vous ne pouvez pas. (A part.) Heureusement.

GRANDET. Je ne peux pas?

MENU. Non...

GRANDET. Si fait.

MENU. Mais non... un père...

GRANDET. Comment! un père peut maudire sa fille, et il ne peut pas la déshériter?... mais c'est révoltant !

MENU. KcouU'Z-moi... Que diable!

GRANDET, acre désespoir. Laissez-moi. . .

Ah! je ne peux pas la déshériter.

Air du Jaloii.v malade.

Allons, calmez-vous.

GRASDET.

Je l'atteste.

Elle n'aura pas mon argent...

Moi-même, le peu qui m'en reste, Je veux le dépenser comptant,

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