‹ Pièces de théâtreChapitre 320 sur 1241 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CLOTILDE, puis FERNAND,

CLOTILDE II me laisse seule !.. Si l'autre, pendant ce temps... Mon Dieu! le voila !

FERNAND, après avoir jeté un coup d'oeil du côté par lequel est sorti Bonnivct, entrant précipitamment. Au nom du ciel, madame, daignei recevoir cette lettre.

CLOTILDE. Non, jamais, monsieur!..

Et je ne sais ce «M j'ai l'ait, ce que j'ai dit pour vous autoriser...

1 i;u\A\n. II a bien fallu vous écrire, puisque vous refusez de m'entendre...

Anivé à Boulogne peu de jours avant votre départ, plus d'une loi» j'ai trouvé l'occasion de vous pailcr seule, et toujours mois L'avez rendue illusoire en vous dérobant à une explication... Surpris de ce départ précipité) je n'ai eu que le temps du nie procurer un cheval, et depuis Boulogne, je suis votre chaise de poste.

CLOTILDE. Je le sais, je TOUS ai bien vu... H c'est OC que je trouve très mal... certainement . monsieur; et je ne pui> m'expliquer ni votre conduite ni l'espoir que vous ave/.

i iinxAXi). Ma conduite!., c'est celle d'un Ion , d'un insensé qui ose vous aimer, qu'un Seul regard de bonté le lui ait permis... Mon espoir!., c'est de me jeter à VOS genoux et d'implorer votie indulgence.

CLOTILDE. Oh! oui, un insensé... vous avec bien raison... car enfin, monsieur, je ne vous connais pas, je ne sais qui vous êtes.

i it.ywi). N'est-ce quecela?.. Eh! bien, madame, je ne ftuifl pàfl tout-a-lait un étranger poui tous; je rois allié, à une famille que totis connaisses, parent «l'une

de vos meilleure* amie*, qui tant de loi-, m'a parle de vous...

CLOTILDE, arec effroi. On vient!..

Ellir p.iïic à gauche de Frrnand.

FEIVNAND, vivement. Non, niridann

et pour la fidélité) la discrétion, je suis

ve de Saint-Cyr,

CLOTILDE, de mime. Mon mari va revenir '

FERDINAND. Je le su- bien J peut-être même remontc-t-ildéjà.

Air : J'ai vu te pâmasse des dames.

Puisqu'ici je ne puis, madame...

CLOTILDE

Monsieur , laissez-moi... je frémis !

FERNAND

Vous faire l'aveu de ma flamme...

CLOTILDE

L'entendre ne m'est pas permis.

pernand, lui présentant la lettre.

Ce billet qui peint mon martyre...

CLOTILDE

Monsieur, je ne puis l'accepter.

FERNAND

Un seul instant daignez le lire i

CLOTILDE

Autant voudrait vous écouter.

FERNAND. Et vous ne le voulez pas!..

Vous regardez ce que j'éprouve comme un caprice que le temps dissipera... Oh! non, madame, ce n'est pas cela... c'est un amour vrai et profond que le mien : c'est un de cessentimens qui marquent dans notre vie , car ils la rendent belle ou la flétrissent pour jamais... de ces sentimens qui font qu'un homme est capable de tout pour obtenir le cœur d'une femme !

CLOTILDE, vivement. J'entends la voix d'Hortense!.. Simonmarime voyait ainsi, seule avec un étranger!.. Adieu, monsieur, adieu... Je vous en prie, éloignezvous.

Elle court au-devant d'Hortense, et sort par la porte du fond.

FERNAND, la suivant. Encore un mot, un seul...

Il s'arrête à la porte.

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