SCENE II
RIELOF, ALEXINA, LADISLAS.
(Rielof et Alexina arrivent par la droite.*
ALEXINA. Oui, monsieur, une femme de chambre de l'impératrice a plus de crédit que vous ne pensez... et si vous vouliez me seconder... mais vous avez peur de tout.
RIELOF. Je ménage tout le monde.
ALFA1W. Voilà comme on n'arrive à rien... et si ogpendani on parvenait à renverser Potemkin , la partie suait belle.
rielof. "Voulez-vous bien vous taire !.. Quelqu'un est là... et j'ai senti dans tous mes membres comme un vent glacial.
ALEXINA. In vent de Sihéri.
RIELOF. 11 me semblait déjà être sur la route.
LADISLAS, les saluant. J'ignore si j'ai l'honneur de parler au baron de Rielof... mais à coup sûr, et au portrait qu'on m'en a fait , ce doit être sa compagne , la belle Alexina.
ALEXINA. Qui vous le fait peiner, inon- BÎi m }
LADISLAS. H serait difficile de s\ méprendre... et je \ois .1 vniiv SOUTire que
me suis paa trompé... Etranger dans
cette cour brillante on règne la beauté, il ett natiu. I qu'on cherche ■ se mettre sous
sa protection... (hd présentant mue lettre.
et eette lettre qui vous est adressée vous iln a Qui je suis .
ilbxem , remettant fa lettre <> son mari.
!M;>i , monsieur, je n'en ai pas besoin!...
même w>trt meilleure re-
LE MAGASIN THEATRAL
commandation... Mais, pardon, dans ce moment mon service m'oblige à me rendre près de l'impératrice... excusez-moi si je vous laisse avec mon mari j'espère que plus tard vous m'en dédommagerez.
RIELOF , qui a ouvert la lettre. Allons ! . .
c est un cousin... encore un
alexixa. Celui-là du moins est fort bien.
rielof. Qu'importe?., c'est un demandeur, j'en suis sûr.
ALEXINA. Encore faut-il savoir ce qu'il demande ! et tâchez , monsieur, de le contenter... sans cela il s'adressera à moi
(Rielof veut insister, Alexina lui dit:) C'est bien ! c'est bien !
Air Nouveau de M. Horrnille»
(A Ladislas.) Croyez que je serai ravie D'obliger un jeune parent!..
RIELOF.
Voyez quelle coquetterie !
Mais à la conr , dans ce moment, Voilà bien comme elles sont toutes, Toutes coquettes !