SCÈNE XII
POTEMKIN , puis KIELOF.
POTEMKIN, à part. Allons !.. du courage !..( Voyant entrer liieloj.) Ciel! déjà rùelof!
RIELOE, à part. Je veux être le premier à jouir de son dépit et de sa fureur.
i'otemkin, tmpett ému. Déjà de retour, baron .'.. quelles nouvelles?
m F. LOI' , d'un air goguenard, lue seule qui occupe toute la COUT... .le ne sais comment il se fait que ma femme vient d'être nommée par notre souveraine com-
de Rielof.
POTCMklN. Ah!
niEi.oi". Kt moi... comte.
riin.Mkiv Par-dessus le marché.
nu i CM l*'1 pins, et parmi hasard bien étonnant, Lnhslas llad/inski , notre cousin , ii',"'1 de 1 impératrice une terre eu Ukraine avec dix mille paysans.
LE >!ACASi3 ÏHÉaTRAL.
POTEMRÏN , a part \ cl cherchant à se ■n;i,'-:ifr. OCiel!.. ( Rkgârtiant lu parla à gauche.) Et pas de nouvelles?
rie LOF. Ou va même plus loin... Des o'ciis qui se disent bien informes.. .. prétendent mais? je n'en crois pas un
mot...
POTE1IK.IX, avec impudence. Achevez.
hielof. Prétendent que dans ce moment même... le premier ministre a un successeur désigné !..
'On entend tinter la rlorlie d'une eliapelle. Potemkin fait an inonvemonl de joie et se i-c tourne en riant vers RieJof.)
i»otemkï\ , a part. La cloche delà cha- ;><lle!.. ( A Ru lof , d 'un air triomphant.) ' m successeur ?.. en vérité?
RIELOF. C'est étonnant!., ça ne lui a pis fait l'effet que j'espérais !..
POTEMKIN , se. pendra nt sur son fauteuil. Je vous remercie , mon cher baron... je v( !• v dire, mon cher comte... de l'hcunonvclle que vous m'apprenez.
Ain : f(in<h\ille i/cs Vie. -i s tic In t. Depuis fongrcnis j'a'srth'c ?i In retraite.
r.iKi.OF , étnnitè.
Votre retraite ?
rOTF.MKIN.
En ! oui, mon clicr ami , De l'obtenir mon ame est satisfaite ;
J'ai çjrand besoin de repos... vous aussi. (ft/si) Pour moi, pour TOUS, messieurs, il va îcnulliu, "Vieux courtisans, je pars, relevé/. -vous... puis vingt ans. vous devez, être Bien fatigties d'être a genoux.
'(lise tètte vivraient.) Ucicvcz-vaus, messieurs, vous devez, être
Fatigues d'être ;i genoux.
IÏÏÉLOF, qui s'e't /// courhe, se relevant sur- 1< -champ. C'en est trop!., vous allez nous onnaîlre... et voici ma femme (pli vous lira...
6&ENE xnï.
LllS PrKŒDENS, ALEXTNA*.
\LEXr\A. Que l'impératrice vous attend ! Ircuve <pie l'un tarde bien à se rendre
« es orilres Elle vous avait chareé
le lui présenter ce matin Eadislas .Kadun Sri. .
\\\\:\a)v, av<-< /i ,t<. Notre eou-au!
rOTEUMX , <nutiau'. Ladislas , ditffrï vroiis. ..
ALEVIN \. Oui, celui que von; retenez en ces lieux.
RIELOF. Ladislas votre prisonnier?
POTEHKIN. Ilélas ! il est trop tard... car, en ce moment, il n'est plus en mon pouvoir.
* Potnukin, Ali.xin.t. Hielof.
mm »
ai.exiw, effrayée. Que voulez -vous dire?
OSt
RIELOF, de m nue
.Est-
ce tpie vous auriez
POTEMKIN. Oui, vraiment!. iN'avcz-vous pas tout-ù-1'heure entendu cette cloche?..
RIELOF. Cette cloche funèbre...
alevina. Qui nous annonce sa mort...
10 J EMKIN, souriant. ÏNon , mais son mariage.
rielof et alevina , stupéfaits. Son mariage !..
POTEMKIN , montrant Ladislas et la < ornlesse qui <nti\ ut en ce manient par la porte à gauche. Et je vais avec vous, présenter à l'impératrice mon neveu.
TOUS, étonnes. Son neveu!
LADISLAS, à lacumtesse. Que dit-il ?.. lui, mon ami (iregorief !
la comtesse. C'est le prince Poteinkin !
LADISLAS, al dut il Votrmhin. En vérité . . Polcmkin... qui a permis, qui a sirpv notre mariage?..
potemkin. Cela vous étonne, mon cher,?
ladislas. Eh! oui... car à présent , je suis sur que ce n'est pas elle... elle me l'a dit... elle me la juré.
roi'EMkiX. Tous n'y comprenez, plus rien ?
LADISLAS. Si, vraiment ! {.i demi eoix a Polcmkin,) Il parait que décidément c'était ma cousine; ce n'est pas ma faute... (liant et eieement à Uilafen allant à ////.' Et crevez bleu , mon cher ami, que si je peux trouver quelque occasion...
RIELOF, avec humeur. Joliment!.
ALEMNV , de même, la' maladroit!
RIELOF. Quand déjà j'étais comte fie l'empire!
ALEVINA. Quand il avait en Ukraine une terre de dix mille paysans!
ladislas, à Po/emkin. C'est trop... c'est trop , mon cher oncle. . j. n'en ai pas besoin. ( Montrant fa coml '5$é.) Voyez plutôt quel trésor j'ai ;;a;;né. ..
UlElOF. Le malheureux! quelle belle placé il a perdue !
L \DISL \s. Comment cela ?
tois , lui frisant signe de se taire.
Chut!!'...
CHOKIT, \\\\ iln Dali et de la Soinnaubulc.
Guidons sur < e mystère lu silcnCe prudent.
Etie heureux cl se i I l un douMe t.iL'iit.
FIN
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4UAWU.