MAI 1U
Alors, v I mil
LE BAmOlf*
ranluiinei-niui. . ... 00 a parlé
d'eulèf émeut.
MAURICE
D'enlèvement? comment ivewooi décow
Ah! \oil.i! j'ai DM habitude ! Apr.s dîner, je
uiipc dani un fauteuil, et je fab lemblml de dormir; je durs inènie réellement quelquel
j'entends parfaitement ce qui m dit tuteur de n allé... c'est une faculté qui
m'est particulière. Or, donc, avant -hier, mon neveu et son ami, vous savez, ce mauvais sujet de d'Hérigny, causaient tout bas près de la cheminée; et j'ai entendu ce dernier qui disait ji Ferdinand : «Tu n'as pas le sens commun, cher bon! On enlève la petite , on va passer un mois en Italie, et tout est fini! »
MAURICE
Eh bien?
LE BARON
Eh bien?
MAURICE
C'est peut-être ce d'Hérigny qui voulait enlever quelque pauvre fille, et votre neveu s'y opposait.
LE BAROIf.
Ta, ta, ta, ta; on voit bien, docteur, que vous n'avez jamais fait de folies!... moi, qui en ai fait...
MAURICE
Vous?
LE baron , regardant derrière lui avec crainte. Ma femme n'est pas là!... moi qui en ai fait beaucoup!
MAURICE, le regardant, à part.
Ce que c'est que de nous !
LE BARON
Je puis vous assurer... {Baissant la voix.) J*nj fait jaser adroitement son piqueur; tous les jours il va à la chasse.
MAURICE
Le grand mal!
LE BARON
C'est un prétexte; il la quitte au bout d'une heure, il s'échappe et se rend secrètement chez sa belle.
MAURICE, attentif.
Vous croyez ?
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SCEtfE IV
Les Mêmes, FERDINAND, paraissant au fond et s' arrêtant à la porte au moment d'entrer.
FERDINAND, à part.
Ciel ! mon oncle et le docteur !
LE baron, à Maurice.
Vous comprenez! il choisit le moment où le père, le tuteur, le mari, que sais-je? n'y est pat; il se faufile, il se cache, et voilà le loup dans la bergerie !
Pendant m temps, Ferdinand écoula et tliaparai'. MAURICE.
Mais, puisque vous ne connaissez pas la per-
MNUM '•
Il | uio*.
Je suis sur la In I 'te/, il chasse toujours
dans les bob de Uorangj i qu'eet-ce que
qu'une jeune inconnue qui | loué, il y a trois mois, le ptfiUon qui tÊÂ au bout du parc? mai ni' lue jeune femme... une actrice, une cantatrice, je crois ; j'ai été appelé pour sa femme de chambre . il y a une quinzaine de jours... DM gastroenterite.
MAGASIN THEATRAL
LE BARON
Une actrice î ... jolie î
MAURICE
Pas mal... une blonde.
LE BARON
Nous y voilà î . .. c'est elle !
MAURICE
Mais du tout ; on lui avait ordonné de changer d'air, et...
LE BARON
Brrr! vous n'y entendez rien, docteur ; je vous dis que c'est elle, il y a connivence, et si je pouvais les surprendre... Vous n'allez plus à Morangy ?
MAURICE
Presque tous les jours... {se levant) eh! tenez,
à l'instant même, je vais voir la mère Gervais...
une paralysie...
le baron, vivement.
Dans votre carriole ? Vous me donnerez bien
ne place?
MAURICE
Vous serez furieusement secoué, je vous en préviens.
le baron , se levant.
Ça m'est égal; je veux tirer cela au clair... diable ! l'honneur de la famille '....Vous me jetterez au bout du parc?
MAURICE
Je vous jetterai où vous voudrez. ( Appelant. )
Marie t
LE baron, se rajustant.
Une actrice!... je ne serai pas fâché...
Maurice, avec ironie.
Vous la soufflerez à votre neveu, n'est-ce pas ?
LE BARON
Oh! {Souriant,) Ma foi, si l'honneur de la famille l'exigeait. {Regardant derrière lui. ) Ma femme n'est pas là?
Maurice, à part.
Vieux fat ! {Appelant.) Marie 1
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