SCÈNE X
Michel PERRIN; JULES) deux autres Jeunes
Gens en uniforme , tous trois conduits par LES
Huissiers et les Gendarmes.
L'HUISSIER , aux jeunes jjens.
Attendez ici.
( Il sort avec les autres et les gendarmes. Les portes se referment. )
JULES , à ses amis.
Quelle fatalité !...
PREMIER JEUNE IIOMMK, bas
lu projet -i bien combiné...
DEUXIÈME JEUNE HOMME, de même.
Il y âvail des traîtres !...
JULES. Apercevant Perrin.
Que vois-je?...
LES DEUX 41 i RE8.
Encore lui ! ...
jules , bai Il était hier chez Bernard...
LE PREMIER JEUNE HOMME, de même.
Le soir, au < ladran bleu...
JULES , bu<
Et maintenant!... Nous estions vendus!... Le misérable!... (Serrant la main de ses amis.) Geai Lut de nous !.. mais noire mort sera vengée... Il n'y a que nous d'arrêtés, les autres agiront.»
Pas un mot...
( Ils rciteul ii>us (uns immobile* '1< côté. )
Il RR1V , à |mii
Je crois qui c'est le moment.» (Allant .'■ eux,
et avec bonté.) Eh bien! mes pauvres enfants, qu'est-ce que nous avons fait là?... (Reconnaissant Jules.) Qne vois-je?... Comment le citoyen Jean Durand... !
JL'LES, avec ironie.
Cela vous étonne?...
PERRIN , joignant les mains.
Ah! mes amis!... mes amis!... ou allonsnous?... Qu'est-ce que c'est que des têtes comme cela ?...
JULES, avec mépris.
Oh! la vôtre est bien meilleure !... Vous ne faites pas d'imprudence , vous !... et je dois convenir (jue vous avez là, monsieur, une jolie profession.
PERRIN , noblement.
Oui , jeunes j;ens "... et jamais je n'en ai mieux senti la noblesse et la dignité'.
JULES, ironiquement.
C'est possible !... mais vous ne gavez pas votre métier...
PERRIN
Comment?...
JILES, de même.
Sans doute !... il f;iui s \ prendre plus adroiment... avoir l'air d'abonder dans notre sens... dire que le gouvernement est un gouvernement despotique... que le premier consul nu i itérait...
l'ERRIN.
Hé! pourquoi donc dirais-je cela ?... quand je pense leenntiaire... quand mon admiration...' JULES, avec impatience.
C'est bien !... épargnez-nous (\v> discours inutiles.