‹ Pièces de théâtreChapitre 533 sur 1241 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

Les MÊMES, ABIGAIL, Officiees, Peuple.

v\\v.\Y\\\,a.uraiii ù AMguïl. Ah! mort ! mon père !..

(Km disant cela, die tombe à genoux.)

ABIGAIL, J'ai voulu, la première, ap-

prendre à tous cette funeste nouvelle ; et, suivie seulement de quelques braves, j'ai quitté le cliamp de bataille où notre père a trouvé un glorieux tombeau.

PHÉNENNA. Oh !.. ma sœur!..

ABIGAIL, la relevant. Si, plusforteque toi, Pliénenna, j'impose silence à ma profonde douleur, c'est que j'ai de grands devoirs à remplir.» c'est qu'à moi, fille aînée de Nabuchodonosor, il appartient maintenant d'achever tout ce que mon père avait entrepris... et d'abord , fidèle exécutrice de ses dernières volontés, j'ordonne que les Juifs soient tous chargés de fers... j'ordonne que cet Isniaèl, qui vit encore et qui est libre dans ce palais.... lui, que mon père avait condamné, soit à l'instant traîné sur la place publique et livré au bourreau!., ail

ez !

PHÉNENNA. Arrête! Abigail... tu oublies que , seule, j'ai le droit de commander ici !

abigail. Ce temps n'est plus... la souveraine du royaume d'Assyrie... c'est moi.

PHÉNENNA. Mon père m'avait nommée régente de son empire, et je dois à sa mémoire de faire respecter son œuvre... Ne te hâte donc pas, Abigail, d'usurper une place que je n'ai pas abandonnée, et que je n'abandonnerai pas.

abigail. Faible enfant, tu veux lutter contre moi? mais tu ne sais donc pas que la tendresse de Nabuchodonosor faisait toute ta puissance?... qui te soutiendra , qui te défendra maintenant?., le peuple? t'a-t-il jamais vue descendre jusqu'à lui? ou , par un sourire, une faveur, l'as-tu jamais élevé jusqu'à toi? non... Toujours enfermée dans ton palais... toujours entourée de tes femmes, t'es-tu jamais montrée aux soldats de notre père?., non

Moi , je suis connue du peuple qui m'a vue souvent le défendre et le protéger ; de l'armée qui m'a vue combattre avec elle : j'aurai donc pour moi le peuple et l'armée... que te restera-t-il , à toi?

PHÉNENNA. Mon bon droit et la protection du ciel.

LE Gband-tbÈtbe. Nos dieux trop long-temps méconnus par toi, Pliénenna , seront sourds à tes prières... moi, grand prêtre de Bel, j'ai interrogé la volonté divine, et je vais dire au peuple quelle souveraine notre Dieu lui ordonne de choisir.

PHÉNENNA. Traître, je t'ai refusé la tête d'Ismaël... et tu te venges... mais ne crois pas m'intimider... je vois autour de moi de vieux serviteurs de mon père, prêts encore à punir l'insolent qui m'outrage... sortez!., sortez tous !.. je vous l'ordonne

NABUCllOUOXOSOK.

AETG.Vir. Eh lùen donc! que le peuple décide entr mous deax!.. tremMe, Pbénemia, je reviendrai tout-àr l'heure dans

palais, et je serai alors ta souveraine et ton juge.

( Elle sort suivi du grand-prêtre et de ses officiers.)

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