SCENE V
PREMIER ESCLAVE, NABUCHODO- NOSOR , DEUXIÈME ESCLAVE ,
Esclaves.
(A peine le grand-prêtre csl-il parti que les esclaves entourent Nabuchodonosor. )
PREMIER esclave. Le voilà donc sans gardes et sans bourreaux
DEUXIÈME ESCLAVE. Le voilà celui qui nous a fait tant souffrir !
PREMIER ESCLAVE. Il est à nous! vous l'avez entendu !... le roi d'Assyrie... le vainqueur des Egyptiens , le destructeur de Jérusalem , le grand Nabuchodonosor est notre prisonnier.... Nous pourrons lui rendit; insulte pour insulte., supplice pour supplice!... Drbout, Nabuchodonosor!...
tous. Debout ! debout!
PREMIER ESCLAVE. As-tu donc oublié Jusqu'à ton nom? Debout! car tu es à nous aujourd'hui , comme nous ('nions à toi hier... regarde-nous?... Tu nous connais tous.
(il le secoue avec force.)
NABUCllODOXOSOK , se débattant. Ah!
laissez-moi !
PREMIER ESCLAVE. Roi de Habylone , chacun de nous est L'image vivante d'un de tes crimes... J'étais riche... pour avoir mes treson tu m'as fait jeter dans un cachot... et mes enfaes sont morts de faim à la porte de ton palais. . Celui-ci {montrant un des esclave* ) n'a pas voulu te vendre sa fille, tu l'as fait charger de chaînes.... celui-là a refusé de dénoncer son père, et tu l'as fait esclave... niais le jour de la
justice est venu... Abigaïl, qui te punit et qui nous venge, nous a dit : Victimes de Nabuchodonosor le tyran, vous serez les gardiens de Nabuchodonosor l'insensé... Roi déchu !... nous garderons ton corps ; niais nous torturerons ton aine !
nabuchodonosor. A moi ! à moi !..
premier esclave. Qui appelles-tu à ton aide? tes courtisans?., ils sontaux pieds d'Abigaïl... tes soldats ?.... ils se partagent l'or qu'on leur a jeté... ton peuple ? il attend impatiemment ta mort, pour admirer la richesse et la pompe royales de tes funérailles?., serait-ce enfin ta fille bien aimée... ta Phénenna?..
n \rlchODONOSOR Phénenna !..
PREMIER esclave. Ah! tu te souviens d'elle... eh bien ! elle vient d'être condamnée...
NARUCHODOnosor. Phénenna!
PREMIER ESCLAVE. Elle va mourir!..
nabi chodonosor. Mourir!., ma fille!..
(Avec sanglots.) Oh! tais- toi .' .. tais-toi!..
PREMIER ESCLAVE. Tu pleures enfin!., je savais bien que je trouverais dans ton cœur une place vulnérable... tyran, je navais pas soif de ton sang; niais je voulais voir couler tes larmes.
NARi CHODONOSOR, avec désespoir. Phénenna!.. ma fille !..