SCENE PREMIERE. domward. Ma I n'ai pas à
GOBINARD , GASPARD. plaindre... le Tourne brideTabie
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gobinard, de mime. À la tienne, ' pard...
Gaspard. Et à la prospérité' de rot'au-
ll. II!
Bttii «• ben autant d' monde que roa n GOtiN n W a rie .« !.i |'
MAGASIN THEATRAL
Marie?.. c'est vrai qu'elle est fort gentille...
Gaspard. Ce freluquet de Paris, qui vient ici avec Mme de Blainville, IM. Hector d'Aulnay. . . il la lorgne joliment, quoique ça ne soit qu'une paysanne...
GOBiNAHD.Oh !... une paysanne!... c'est ce que nous ne savons pas. . . elle n'est peutêtre pas née au village!... Marie est un enfant abandonné dont j'ai pris soin... c'està-dire, non... dont ma femme a pris soin pendant un grand voyage que je fis il y a dix-huit ans... pour recueillir une succession. ..
Gaspard. Oui!... c'est un' drôle d'histoire, tout de même...
gobinard. Il paraît que la mère deMarie... vint loger ici avec son enfant... puis elle partit... en laissant à ma femme un sac d'argent — et la petite fille... Ma femme, qui était très-sensible, adopta le sac d'argent... c'est-à-dire, non... la petite fille... et à mon retour, j'en fis autant que mon épouse...
Gaspard. Et vous avez bienfait!... A vot' santé...
GOBinard. Si j'avais été ici à l'époque. v. nous.en saurions davantage... parce que moi qui aime à causer j'aurais questionné cette femme... je l'aurais fait parler... niais feu M,,,e Gobinard était d'une discrétion... à part ça... je n'ai jamais eu un reproche à lui faire... c'était un modèle de sagesse... de vertu...
GASPARD, lui versant. Buvez donc... ça vous f'ra du bien...
gobinard. Elle m'adorait cette pauvre Mme Gobinard... et comme elle était trèsjolie... car elle était magnifique... mon bonheur faisait des jaloux. Il y avait, entre autres, Guillaume le vétérinaire, qui était terriblement amoureux d'elle... Te rappelles-tu, Guillaume... le vétérinaire, qui est mort il y a une douzaine d'années. . .
GASPARD. Oui... d'un coup de pied de cheval...
air du peut (Courtier.
Je me son viens qu'avec excès 11 imi. lit aussi l'jui <I'la treille;
C'est son penchant pour la bouteille Qui le fit aller ad ftatres.
GOBINARD.
On s'expose à mainte m. nie...
Oui, dans son état, c'est malsain, Et ([ii.uid Y incdYin n' tu'pas P malade, C'est le malad1 qui tu T méd'ein.
GASPARD. A propos... savez-vous la nouvelle.... la bonne nouvelle?...
OOBINARD. La bonne nouvelle?... Esl que tu m'as trouvé la vraie recette pour faire le poulet à la Marengo?. . .
j en suis en-
. Pierre contiil n'y a pas
Gaspard. Il s'agit bien de cuisine...
Pierre... ce brave Pierre!... que tout le monde aime dans le pays. . . il a tiré ce matin à la conscription...
gobinard. Ah!... c'est juste!... Eh bien ?...
Gaspard. Il a un bon numéro... il ne part pas ! ...
gobinard. Vraiment...
chanté !...
Gaspard. Et moi donc!
nuera à cultiver la terre., d'affront... S'il faut se battre pour sa patrie... il faut aussi la nourrir.
gobinard. Oui!... et la bien nourrir!... voilà pourquoi je me suis livré à la cuisine— Aussi mon auberge est le rendezvous de la bonne société des environs... Croirais-tu qu'on y vient de Mantes... de la Roclie-Guyon?... Je reçois de très-beau monde... j'ai même logé ici une duchesse. . . c'est-à-dire, non. . . c'est ma femme qui a logé une duchesse... pendant mon grand voyage...
GASPARD. Il paraît que pendant vot' absence, il s'est passé bien des choses ici... A votre santé...
gobinard. Hum!... goguenard... tu es goguenard, Gaspard!...
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