‹ Pièces de théâtreChapitre 60 sur 1241 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

SILVIA, PIQUILLO, L'ALCADE, AL- GUAZILS, Gens de Silvia.

PIQUILLO. Bravo! bravo I délicieusement chanté. . . Eli bien ! est-ce que vous ne finissez pas la ballade ?

silvia. A quoi bon ?... vous savez ce qui est arrivé au bandit?

PIQUILLO. Il est mort ?

silvia. Non, il est pris !... {A l'alcade.) Soyez le bien venu , monsieur l'alcade.

PIQUILLO. Ali! pauvre moi!...

l'alcade. Vous m'avez fait demander, madame ?

silvia. Oui , monsieur l'alcade ; je désirerais vous présenter le seigneur don Alphonse Oliferno y Fuentes y Badajos y

piquillo. Y Rioles.

l'alcade , s' inclinant. Monsieur !

silvia. Deuxième ou troisième fils...

PlQt ILLO. Précisément.

silvia. Du vice-roi du Mexique.

l'alcade. Monseigneur !

SILVIA. A qui son auguste père a fait don, pour ses menus plaisirs, des mines de diamarn de Guadalaxara.

L'ALCADE. Votre altesse !... Saluez, messieurs, saluez...

S1LMA. Et qui, pour ma bonne fortune, a découvert le coquin qui avait volé les bijoux que j'avais déposés hier soir chez don Diègue.

l'alcade. Voyez-vous!...

piquillo. Hein! comme cela se rencontre:

SILVIA. De sorte que le seigneur Oliferno lui a repria 1» s bijoux.

l'alcade. A-t-il l'ait résistance?

piquillo. Hein ! il en avait bonne envie.

sm.\ i \. Mus il a compris <|u'il avait affaire à plus fort et plus habile que lui... N'est-ce pat?

PlQi ILLO Sans doute.

NLi i \. De sort, qu'il vous a remis....

nui ii.i.o. Ce bracelet.

nii \ i \. 11 devait avoir tutti sur lui un colli

PIQUILLO. I n collier... Non, je ne crois pas...

sii.\ i\. Oh ! rappelei-voiu bien...

PIQI III 0 Oui... oui, en effet... mais..,

oh! j'oubliais. . \ oilà, madame, voila.

Il Im donne I-' i ne,

sn\i\. Pardon, pardon celui-ci... celui-ci.., elui-ci, si je ne

me tiompe, appartient à don I > i « , ,

piquillo. C'est pobbible.

l'alcade. Mais ce coquin-là avait donc la passion des bijoux?

piquillo. Il a le faillie de les aimer beaucoup, monsieur l'alcade.... il les adore . . .

Silvia. Mais enfin, quand il se trot entre sa sûreté et son amour pour e;;

piquillo. Vous voyez qu'il s'en sépare.

SILVIA. Difficilement... car il parait que mon collier... Vous avez eu grande peine à le tirer de ses mains ?

piquillo. Madame, il m'a avoué une ebose qui m'a touché profondément : e'est qu'amoureux d'une belle dame, chez laquelle il ne pouvait se présenter avec le costume simple qu'il porte d'habitude, il avait, il faut le dire, troqué le malheureux collier contre un accoutrement de meilleur goût et de la dernière mode, dans le genre de celui-ci... Alors j'ai pensé... j ai cru... j'ai espéré... que vous seriez assez bonne pour ne pas exiger...

Silvia. Oh! certes !

l'alcade. Et quel est le nom de ce drôle?

PIQUILLO. Il a préféré ne pas me le dire.

silvia. Oh! mais vous l'avez deviné...

Ne serait-ce pas un certain Piquillo?

piquillo. Oui... oui, je crois... en effet c'était Piquillo.

l'alcade. Je ne m'étais donc pas trompé?

piquillo. Vous le connaissez, monsieur l'alcade?

l'alcade. De réputation, le drôle...

J'ai dans ma poche certains papiers qui le concernent.

piquillo. Son signalement peut-êti

L'ALCADE. Hélas! non...

PIQUILLO, à part. Oui... je respire...

l'alcadb. Mais, puisque tous ave: eu affaire à lui, soyez assez bon jour me i iu r vous-même son signalement.

PIQI ILLO. C'eSl dillit île... je ne l'ai vu

que de nuit... de sorte que je ne me rappelle plu-, bien.

silvia. Je tous aiderai, :ur don

Oliferno.

PIQUILLO. Merci, c'etl mutile... la moire nie n vient.

HO

Puisque roui foules bien cclairci la jastii

• Ils.

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