SCENE III
Les Mêmes , LÉONOIl.
LÉONOR. Oh ! venez-vous à mon secours, madame ?
silma. Oui, mon enfant.
LÉONOR. Soyez bénie... Et mon frère, où est -il ?
si!.\i\. Chez moi, où il vous attend.
piquillo. Mais que ditea-vona donc?
ssi.x i \. Je dis que la rignora Léonor, n a
pas un instant à perdre, et que vous allez la COnduireà la litière (jui est à la porte avec deux de nus valets.
Pini ILLO. Mail , madame...
silma. Dé péchez- vous. .. le troisième ■ lié chercher L'alcade.
NQUILLO. C'est autre chose , madame , je suis à vos ordres.
silm v . à Léonor. Suivez cet homme jusqu'à ma litière , signora , nies valets payent ce qu'ils ont à faire.
MAGASIN THEATRAL
LRONOR.Que de grâces !
silma. C'est bien , c'est bien; ne perdez, pas un instant. . .
i-ini ILLO. Mais vous ?
sua i\. le reste à la place de La signe- a.
imoi illo. [ci !...
silma. Daoi ce cabinet... ailes ....
PIQUILLO. \ ons avi ■/. le Becret de faire de moi tout ce que vous Foulez, madame. 11 soi t arec Léonor.
SGEHE IV.
SILMA ,We.
Sauvée! sauvée !... j'aurai tenu ma parole... Alendocc n'aura aucun reprcx lie a me faire... ei si jamais... pendant cette absente éternelle < j ni va nous séparer ,
mon souvenir se représenté a sa pensée...
oh! ce ne sera pas , je l'espère j polir nhe
maudire... mais pour nie plaindre.. . On monte... c'est la voix de don Fabrice et de Piqiiillo. . allons, et (pu- Dieu non-, mené à bien.
Klle erttre dml le <•;• hirut .
SGENË V.
FABRIÔR, PKHILLO, SUA IA ; puis des ALC.I A/ILS.
FABRICE. M lis où diable courais-tu donc ainsi quand je t ai îeuroiiti e .'
rini illo. J<" courais... vous croyez que ic courait.-., l 'allais au-devant de vous Voyant que von-, ne venu/, pas... je...
Fabrice, lit Lébndr ?...
nqi ii i.o. Elle est là.
I IBRICB. Et comment la i liose s'est-
clle panée '
PlQt illo. \v« ■«■ ri ande peine.
FABRICE. Le mari... .'
l'ioi ILLO. S'est défendu comme un lion.
FABBICB. Il ne lui est rien amve , je
L'espère '•..
moi ILLO. N«»n , non , non... ou l'a
contenu a\-( |c Les plus grands égards;
i xiihici; Bien,
il v.i .i l.t poi ii' «lu cabinet.
nui illo. MonseigneuT.
i ibrici Qoôï ?
l'i'ii n I 0 \\ ce i <»li -r pei mission. ..
I IBRICB. Eh bien ! ...
l'IOl II I 0 Nous .ivoiis un petit compte. .
fabbici Reviens daris la lèii ée.
idoi n n». S'il était égalé votre c\cel-
[( hté \ pend.inl (pic je SUIS là .. l AUK1CL. De la délia nec '
PIQUILLO. TSon pas , seigneur Fabrice, Dieu m'en garde!... mais je ne serais pas fàcbé de m'eloigner de Séville ; je commence à y jouir d'une réputation qui m'inquiète.. .
i -\imici:. C'est bien, l'argent est dans cette bourse.
idQLiLLO. Merci. La dame est dans ce cabinet.
FABRICE, /â main sur la clef. Et si j'avais besoin de toi , où te retrouverais-je ?
PIQUILLO. I-*' renseignement est assez difficile à donner, monseigneur : je compte franchir la Sierra, visiter l'Estramadure; traverser le royaume de Léon , et gagner incognito la Galice , oùj'ai voté un pèlerinage à saint Jacques de Compostelle; et puis , s'il faut vous le dire, je ne suis pas fâché de m'eloigner momentanément des capitales ; on trouve en province plus de simplicité dans les mœurs et dans la police...
FABBICB, cntt'uusrant la porte du cabinet . lion vovage , seigneur Piquillo.
Idoi n.LO , ouvrant la porte du fond.
Joviuse vie, seigneur Fabrice!... (A deuv, hommes en noirtpa gardent lu porte. ) Pardon, messieurs.
l.i:S \l<;i V/ILS, croisant leurs ludlehardes On ne passe pas !...
FABRICE , se retour/mut. On ne passe pas ? Qui parle ainsi en maîlre chez moi?
LES ALGUAZILS. La loi.
PIQUILLO. Nous sommes pinces, seigneur Fabrice.
FABRICE. Tu auras fait quelque bêtise!
nui ii.lo. Pas de récriminations, ce n'est pas l'heure... Je suis votre valet, vous eus mon maître... tirez-moi du trou , je vous donnerai la main... silence, voici l'alcade !...
On entend la marche de l'aie a«le.