SCENE IV
SCHNAPS, i/u/j MINA.
SCHNAl'S , ouvrant la porte gui Conduit chez Mina. Mina ! Mina ! venez!
MINA, craintive, et sans passer le seuil de la porte. Est-ce que mon père me demande?
SCHNAPS. Il n'est pas encore revenu.
Non , j'ai quelque clio^e à vous dire. (JMina vient en scène.) En rentrant les betes, tantôt, j'ai fait la rencontre d'une vieille femme que je ne connais pas. Elle n'est pas du pays , d'après sa coiffure; mais elle a l'air d'avoir du chagrin, d'après sa fleure, et elle demande du travail.
mina, vivement. Mais nous cherchons une domestique.
SCHNAPS. Voilà justement... et je me suis dit : ma cousine en aura peut-être compassion... {avec intention') quoique C*te pauvre vieille ne soit pas au soi vice du roi de Sa i daigne... Elle est là...
min\. Elle est là? Faites-la venir, Sclmaps, faites-la venir...
SCHNAPS, (illant au fond. Je v;is lui due {A la cantonnudc, et aoc< brusquerie.) Avancez, voyons... Ali ben ! si vous avez déjà peur comme ça, faut pas songer à vous mettre en service.
Mina. Allons, pourquoi la rudoyer ainsi?
schnaps, rentrant un peu, Je n'aime pas les poltronnes... je battrais, moi, une femme poltronne! [A lu cantonnatie.) \ enez donc.