‹ Pièces de théâtreChapitre 708 sur 1241 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

MULNER, à gauche, MINA et LISBETH

à droite.

mina, entrant par la porc h <hoile.

Mon porc !

: isi.i in, bas, à Mi /ta.

l'ai lez [>oiii ii.o... .

mina, has, à Lisbeth.

Uni ; laissez-nous Ions deux !

Eloignez-Yons...

hl'i.m h, s' avançant, à Lisbeth* Restez, mademoiselle !

n.si.i.Tii, les yeux baissés.

J'obéis!... (7 part.) Je tremble d'effroi! ■ma, ii paît, se plaçant tau t~ù- fait à gauche. Hélas! comment parler pour elle.

Quand j'ai tant à prier pour moi?

MINA, a Mtdner. Mon père... cette pauvre jeune personne. ..

MULNER. Tu L'aimes déjà, je le vois.

MINA. Me permettras-tu d'implorer le pai don d'une faute... ?

mulner. Je te permets de L'implorer;

mais je ne l'accorderai pas.

Il regarde l.ubetb, qui est restée tout-b-fai ta droite.

MINA. Cependant si cette réunion avec ce militaire, sur le rocher, avait un but honorable. [Mouvement de Mulner.) Oh!

oui, honorable, mon père et ton cœur

lui-même ne le désavouerait pas si tu sa-

'ai i.NER, sévèrement. En voilà assez!

: \ v. Mais tu ignores...

mulner, de même. Assez, te dis-je, je

mina, à Mulner. Tu te laisseras fléchir. Ml ï.m.h. Je suis loin de lui refuser ma h n . e il lance.

: I8BETU , à pari. Bile ne cesse de lui pai 1er pour moi ; qu'elle est bonne !

LNER. Tu vas vo'u comme je vais la traiter.

11 se dirige du côté (le Lisbeth.

* Mina, Mulner, Lisbeth.

mina , tfès-mrprisc. Où va donc mon père?

MUXNER, avec bonté, à Lisbeth. Sovez la bienvenue ici, mon enfant.

LISEBTD. Ah! monsieur!

mina, s* avançant vivement. Mon père, mademoiselle désire.. .

MULNER , a Mina, en V éloignant de la main. Laisse I laisse ! (A Lisbeth.) \ os malheurs me sont connus. Vous voilà chez moi, c'est très-bien...

LISBETH, à Mulner. Quoi! monsieur vous daignez m'accueillir ?

MULNEB. Ma fille a plaide- votre cause avec une chaleur — nous tacherons d'oublier l'aventure de la montagne...

LISBETH, aoec confusion. Monsieur...

MINA, à part, tris- étonnée . Delà montagne... je m'y perds.

MULNEB. Regardez- vous ici comme chez vous. Je ne suis pas si diable que j'en ai l'air. Ma fille n'est pas méchante.... elle ne demande pas mieux que d'eue votre amie : voulez-vous être la sienne/

LISBETH. Oh ! toujours !

MULNER. Alors, tout est dit. ( // t'a auprès de Mina.) Tu ne sais pas quelle est cette demoiselle?

min \, regardant son père d'un air inquiet. Mon père !

MULNER, avec beam oup de mystère. Je vais te le dire pour que tu règles ta conduiteavec elle eu conséq icuce. Cette jeune fille appartient à une lamilli honorable; elle a ele enlevée de ia maison paternelle.

mina. Enlevée!

MULNER. Chut ! pas un mol . à elle.

min \, à part. Comment Schuars a-t-i] pu embrouiller à ce point Les idées de mon pauvre père?

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