‹ Pièces de théâtreChapitre 723 sur 1241 · LT5BETH, MAX , SCHNAPS, MINA, MULNEU · texte numérisé non relu

LT5BETH, MAX , SCHNAPS, MINA, MULNEU

lisp.eth. Max !

\ , la raton naissant. Quoi!... comi ... Lisbeth !.. c'e.->t Lisbeth !..

Bi nwi'S, à part, griment. Il la remet. MUl.NEK, les raillant. Ali! ah ï Lisbeth! Lisbeth!.. . Vous convenez donc maintenant que vous étiez ensemble sur la montagne?

Il passe à droite.

M n. Ensemble ?..

SCHNAPS, passant entre Max et Mina.

Pas un mot . .

\. Mais qui donc vous a si bien instruit?

Mi.'i.xr.R. Une lettre d'Ulric.

LISBETH. De mon père?

HULNCft. Qui vous pardonne, et qui m'annonee que votre adversaire n'est pas mort.

MVX. Il sciait vrai ?

LlSltETII. Mon bon père !

fl NAPS, avec r::f/ini/siasmc.Q\\c\pèiel.. \ oiia un père!... qui pardonne et qui annonce que les adversaires ne sont pas morts. ..

. A, à Schnaps. Chut!..

SCHNAPS, à Max. Chut!..

MAX. Mais cependant sur la montagne...

SCHNAPS, d'un ton suppliant. Silence...

pour M ina.

MINA, lui tendant la main. Schnaps!., vous êtes un bon puent.

BCHN \rs. Quoi ?

MINA. Prenez-la.

SCHNAPS, au romllc de la joie et de /Vtonnement. Quoi! Mina... ô Dieu !.. n'estce pas une farce que vous me faites?

MINA. Non, mon bon cousin.

SCHHAPS, hors de lui. Je la prends ! je la

prends ! ô Mina ! Mina ! ma bonne Mina !.. {Il l'embrasse à plusieurs reprises. AMulner.) Mon oncle, il y a des momens dans la vie où on voudrait avoir quatre bras, mais je n'en ai que deux... infortuné que je suis. .

MULNER. Allons, calme-toi.

SCHNAPS. Vous êtes le roi des bourgmestres, vous. Et vous, Max, et vous, Lisbeth, [il va à eux) comprenez-vous ce qui m'ai rive? J'épouse Mina... moi... j'épouse Mina.... Les douze ou quinze enfans que nous aurons, ce sera des petits Max, et pas des petits Schnaps; c'est-à-dire... non, ça sera des petits Schnaps... et pas des petits Max... Pardon, soldat... c'est la tête qui travaille.. .( // se jette dans les h ras de Max.) A ive Mina! vive mon oncle ! vive le roi de Sardaigne! et tous ses militaires et leurs épouses1.... (D'un air anéanti.} Ah! sacristi... je suis fatigué comme un malheureux.

Mllner. Je le crois bien... tu t'égosilles, tu gesticules... je ne sais plus où j'en suis... il m'a ému.

Il pleure.

SCHNAPS, s' approchant de Mulncr cl le regardant avec attention. Je déclare que vous pleurez... Ah! quel bon signe ! ah ! quel fameux signe! un Suisse d'âge qui verse des larmes! ça ne s'est pas vu depuis les obsèques de Guillaume Tell!

MINA. Mon père !..

mulner. Mais voilà bien les caprices des femmes!

SCHNAPS, a.>cc indignation. Oh! les femmes !.. les femmes ! . . (changeant de ton, et avec gaitc) il en faut cependant !

CHOEUR

Air du Lever (de Monpou).

Allons, et plus d'alarmes, Un nœud rempli de charmes Ce soir va vous lier, Pour finir la journée; Que ce double hvmcnc'c Fusse tout oublier.

ICHMAPS, au public.

Faire pleurer les femmes , Ce sont des traits inlàmcs...

Vous savez : j'n'aim' pas ça.

Montrant Mina.

Pour un rien cil' sanglotte, Soyons doux! sacrelotte !

Messieurs! c'est pour Mina!

Allons, et plus d'alarmes, etc.

FIN

Paris. — Imprimerie de ▼• Dondey-Ddhi.

Rue Saint-Louis, n° 4^> aa Marai».

rem

ni

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