‹ Pièces de théâtreChapitre 742 sur 1241 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

THÉOPHILE, SÉRAPBINF.

5ÉRAPAJNE , toujours cachée. Mon père nous a enfermés... quel parti prendre?

Théophile. Passer ici la nuit entière près de cette femme dont les charmes ont déjà fait trébucher ma vertu ! ah! je sens mdn courage épui«é... et pour me donner la victoire il faudrait un prodige ..

sébapuine. Heureusement ma cousine est là... si je pouvais rentrer dans sa ch nnbre...

thlophile. Oh! une inspiration soudaine!

Il va à la porte de pauche, la ferme à double tOOi et en tire la clé.

séraphine. Que fait-il donc?

théopuile. Cette clé parla fenêtre... et je Miis à l'abri de toute*» le- -.'(ludions. 11 traverse le théâtre et jette la cle p;u l.i fenêtre*

sÉBAPHisE, se montrant. Arrêtez, monsieur, arrêtez !

tuéophile. Une femme!., encore une femme ! l'enfer a déchaîné contre moi toutes ses légivons. (L'examinant.) Mais que dis-je ?.. ces traits, cette figure!., c'est elle! (Tirant son portrait.) C'est bien elle!

sÉraphine, à part. îM'aurait-il déjà remarquée aussi?..

Théophile, se jetant à genoux, htre inconnu... réponds à ma voix. Descends-tu du ciel ou es-tu sorti des entrailles de la terre?., viens-tu me perdre ou me secourir? dois-je te maudire ou t'adorer?

sÉraphine. En vérité, monsieur, je ne saurai» comprendre...

Théophile. Ob ! que ton visage e<t doux ! Va, je te reconnais pour ma protectrice] c'est bien ainsi que tu m'es apparue durant mes nuits sans sommeil... tes veux sont comme ceux des colombes, et tes joues plus fraîches que la rosée du matin, tu amu' bonne petite figure, tu es belle comme Jérusalem...

séraphine. Monsieur, nous sommes seuls'., je ne puis rester ici.

Théophile. Non, ne me quitte pas encore!.. Veux-tu déjà (n'abandonner dans celte caverne de lions et de léop ml-.

tÉRAPHINE. Il le fout, mes pneu- -e-

Hient dans ^inquiétude... et s'il- me Voient avec vous...

Théophile. Tes pareu-'.'.. tu 03 des parons mu la terre ?..

si'.i; U'iii\r. le luit! Séraplune. . . 1 i fille de M. Munt-C.'bnt.

'îHru'UiLL. I ne femme , une -impie femme !.. ah! \a l-en , \ 0 t 00 !

lêoAOBiH. Je ne demande pi- mieux!

mai- commeol faire ? Je vais appeler.

flic l'appi m lu- do la f< i" ii <■•

ïbeophilb, C arrêtant, Non; teio-toij

n'appelle pas !

SÉRAPHI5E. Pourquoi donc?

thé.phile 11 B'etl plu- tempe»», je ne pui- consentir à m. -.-parer de toi... réunie cette iflpagc qui brûle mon cœur depulf iî longrtemp*...

Il lui mootre Boa purtrait.

sÉRApniNE. One rois-je ?

Théophile C'e-tla tienne! elle m'a préserve de t"ut autre amour ; mai- elle esl

impuissante contre te- cm hant« m os! tu es ma bien-aimée, tu e- mon épou»< !

-l'rui'iiiM-. Vous inVll'raH'z!.. moi qui

vou- croyais -i - rge, -i rertuetix...

ni ■•i-iiiii . Ah! j'ai trop ombatru ! mes effort* otii été repousses... je me h\ toi... prend- mon aine .. prends ma vie...

je ne résiste plut lu feu qui me d<

Ait | </i M. Iltc/uét

•iliU'IUM..

Ah ; j<- tremble «le frai eta

Mil l'IMLE.

N I ; pk)l il.- \ .nue ti ircurl..

Ali 1 |C ( i dt; a iiidii (|i

Et Satan iVnij. rte > r n Je me livre à sun empire ; Du ciel )al. w\ |<- bl av. . nliu la loi i (] < -t l'enfer aue i Mail l'enfçj av< c t"i.

Il veut entraîner Séraplune qui se jette à ses çenour pour l'implorer. Au m, un instant on entt nd tourm r a cle dans la serrure du fond.

sÉraimiim:. \< |ci quelqu'un! cachez-moi, monsieur, cochez- moi.. .

taéophile. Li. sur ce copopé !.. ne boa« gez pas!

EHeM mit mit le canapé, Théophile la i •on ma

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