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SOUS UNE PORTE GOCH&BE

Anclriettc5, clscz M. Gerbu? je ne veux pas l'en priver.

GODET

Plaît-il. Monsieur? Vous ne voyez donc pas le temps qu'il fait?

e vous donne dix sous.

GODET

Meici, mais je ne peux pas quitter.

LOIZEAU.

Je vous donne douze sous.

GODET

Vous me donneriez trois francs que je n'irais pas davantage. Je suis seul ici... D'ailleurs, je ne fais des courses que pour les locataires de la maison.

LOIZEAU.

Merci ! je vais être obligé de trimballer ça toute la journée T (A Godet.) Vous ne connaissez nas une sage-femme?

GODET

Monsieur?..

LOIZEAU.

Je vous demande si, par ici...

GODET

Non Monsieur, non.

LOIZEAU.

Merci. C'est encore commode... Ah! bien! Ei ma tante! ma tante que j'ai laissée dans les douleurs, et qui m'a envoyé bien vite... Elle va être contente, ma tante !.. avec ca qu'elle était pressée... Oh ! quand elle verra ce temps-là.. LA DAME , regardant à la porte de la rue.

Je crois que cela augmente encore.

LOIZEAU.

11 est vrai que je me suis peut-être amusé un peu en route à faire des courses pour mon état. (11 tire de sa poche plusieurs paquets qu'il examine.) Se donner la peine de graver avec un pareil lini, pour la modique somme de 25 c. par lettre!.. Et, quels noms est-ce encore que j'inscris là-dessus?., des fumistes, dos charcutiers... C'est là ce qui ravale notre art.

GODET

Pardon, Monsieur, vous empêchez l'eau de couler... vous vous tenez là au milieu du ruisseau.

loizeae.

Je disais aussi... (Il se retire vivement.)

la dame, regardant sa montre.

La pluie bé teste pas. Midi ! Je ne le trouverai plus chez lui.

LOIZEAU , à C.odct qui passe auims de lui.

Monatfil, vous m'obligeriez infiniment, si vous voul; ; aller chercher chez moi une pautoulle... parce que... (Godet rentre dans sa loge sans répondre.) C'est excessivement désagréable... avec ça que je crains l'humidité, et que le vent est froid !..

LA DAME unisse plu icurs f ls.

LOIZEAU, Olernuaut.

Me voilà pris «lu cei\eau, moi. (I.a dame tousse de doua eau.) Celte dame me fait aussi IVlîot de fiVnrhumi r. (il éternue encore pendant que i.i dame tousse de nouveau.) Nous sommes bien!.. Mi ça! mais, il l'ait un courant d'air affreux sous cette

porte. (Il va au fond, et se blottit dans l'angle de

la porte : la dame, de son côté, est allée regarder

le temps.) Ce n est pas la peine de regarder, Ha-

dame, nous en avons pour une heure ou deux.

(A lui-même.) C'est ça qui ^a arranger ma lanle.

la dam;:.

Pas une voiture! Aïe trouver prise dans une

rue qu'on repave ! c'est une fatalité !

LOIZEAU.

Plaît-il?

Allons ! mon soque est encore défait (Elle vient le remettre sur la première marche de l'escalier, tournant tout-à-lait le dos à Loizeau.)

LOIZEAU, la considérant dans celle position. Elle est très bien, cette dame-la. (Il s'approche delà dame delà façon la plus empressée.) Pardon, madame, si je pouvais vous être utile en quelque chose...

LA 0A\ir.

Merci, monsieur, ce n est rien : un soque... C'est bien ia chaussure la plus incommode...

LOIZEAU.

Oh! elles ont toutes leurs inconvéniens: la botte elle-même n en est pas exempte, (a part.) Elle est excessivement bien.

Quand on va un peu loin...

LOIZEAU.

Ah ! madame a à faire une longue course?

LA DAME, regardant sa montre.

Oui... très longue.

LOIZEAU.

Du côté...

Du Marais.

LOIZEAU.

Je vais souvent dans ce quartier-là.

e v DAME.

C'est la première fols que j'y ai affaire.

LOl/l. VI .

Ah!

LÀ n LMB.

J'étais si pressée de sortir que j'ai oublié de prendre un parapluie.

LOUE i

Cela ne sert à rien. En voilà un que je vous rais volontiers si vous vouliez le reporter rue des Viei!Ies-Àu (dettes; mais, vous comprenez, il n'est pas à moi... etquan:! on ne se connaît pas...

El que l'on ne connaît pas Paris...

LOIZEAU.

Madame est étrangère?

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