SOLS IL\E PORTE COCIIÈRE
Tout ce mystère enfin m'impatiente.
Je n'ai jar ais servi d'aaiusement; Fichtre, nen ieur!
LOIZEAU, boutonnant »a redingote.
C'est, je crois , le moment De songer à ma pauvre tante.
Je vais m'occuper <!e ma tante.
[Il fait un mouvement pour sortir.)
GRÉVIN, l'arrêtant.
Où allez-vous? qu'avez-vous fait de Zoé?
LOIZEAU.
Ah! Zoé?.. (Du ton le plus aimable.) Je vais vous dire, mon cher Grévin... Il est bon que vous sachiez que je n'ai jamais eu le plaisir de lavoir... mais je suis enchanté d'avoir fait votre connaissance.
GRÉVIN
Comment?., qu'est-ce à dire?.. Elle n'est pas ici?., elle n'est pas ici !..
LOIZEAU.
Je suis heureux de pouvoir vous tranquillisa : clic n'y est jamais venue.
GRÉVIN
Jamais!., et je viens de tout avouer à ma femme!..
loizeau, s'eflbrçant de tourner la chose en plaisanterie.
Oui.
Et vous m'avez tout fait avouer à ma femme, monsieur!., et pour rien!., dans une scène publique et scandaleuse... Et pour rien !..
LOIZEAU.
Oui... ça n'avait aucun rapport. Vous me voyez prêt a en rire avec vous.
GRÉVIN
J'étoufl'e! Monsieur!., vous allez me dire...
LOIZEAU, à Grévin et aux autres.
Oui... Figurez-vous... il paraît qu'il y a un troisième Grévin.
GRÉVIN
Par qui vous avez été payé pour venir surprendre des secrets , que je n'aurais jamais dits de ma vie... et que, comme un imbécille... Vous êtes un polisson !
LOIZEAU.
Mon cher Grévin!
GRÉVIN
Où (Icmeurez-vous?..
LOIZEAU.
M. Grévin!
GRÉVIN
Votre adresse!
LOIZEAU.
M. Grévin!
)grévin, le saissisanlau collet.
Votre adresse!
LOIZEAU, remettant une carte qu'il tire d'un paquet.
Voilà.
GRÉVIN, lisant.
Jacquet, fumiste... Vous ne vousen irez pas... Et quant a ce misérable portier qui s'est piété à cette ignoble mystification... (Grërla n regarde Godet de travers.) Je le ferai chasser... je veu\ qu'on le chasse... (A Lolzeatr.j Vous no tous on irez pas... (Le saisissant.) Je vous tiens...
LOIZE.U'.
Ne me touchez pas... Je vous défends de me toucher...
GODET , considérant la querelle.
Il va l'étrangler.
GRÉVIN II
On ne me demandait donc pas?
LOIZEAU , à Grévin.
Lâchez-moi! (AGrévinii.) Du tout!
GODET
Du tout. (Grévin II applique un coup de poing sur la tètede Godet.) Hem !.. qu'est-ce quim'a f» appé ? (Il se gourment tous deux.) GRÉVIN, à Loizeau en même temps.
Je vous apprendrai...
LOIZEAU.
Un coup de poing!.. Ah! mon cher Grévin...
(Ils se battent de leur côté, Loizeau criant à chaque coup de poing qu'il donne : ) Mon cher Grévin !
Les Mêmes, Mme GRÉVIN.
Mme GRÉVIN, en entrant, apercevant la bataille et s'élançant vers son mari.
Ah ! Mon Théodore !.. (Le combat cesse. )*
grévin.
Laissez-moi, madame Grévin.
IT
GRÉVIN, à Loizeau.
Vous êtes donc venu ici pour l'égorger?
GRÉVIN
Ma bonne, vous ne savez pas encore...
!Umc grévin, à son mari.
Je sais qu'elle était tranquillement chez elle; mais vous n'en êtes pas moins un monstre.
ENSEMBLE
Air: Laissons au salon l'étiquette. (n"1* (.ntGoinc.)
GREVIN
J'aurai promptement Vengeance De cette offense; Oui , j en fais serment , Je punirai l'insolent.
LOIZEAU.
J'admire vraiment
Ma chance En cetlc oreurenec; C'est intéressant.
Mais j'en ai suffisamment.
GRÉVIN II , CODET.
J'aurai promptement
Vengeance
De cette offense ;
Oui , j'en lais serment.
Vous êtes un insolent!
Mm» GRÉNIN, à «ou maii.
Montez promptement ;
D'avance
Votre inconstance
Tient heureusement
De trouver son châtiment.