‹ Pièces de théâtreChapitre 797 sur 1241 · SCENE M · texte numérisé non relu

SCENE M

MOQUET , \ ERBLÈRES, L0L0T1 I NINETTE.

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MNETTE, chancelante et émue. Ah ! je me meurs...

MOQUET. Ma femme I ma femme !.. elle se trouve mal * .

LOLOTTE, soutenant Nincttc dans ses bras. Laissez donc tranquille.. . vous ètesunbenêt. . . [A part.) Il avait bien besoin de souffler dans ce moment-ci... (secouant Niuelte.) Allons, N incite, ma fille, pas de bêtises... c'est un amant qu'il faut oublier.

VERDIÈRES, à Moquct, bas. Il parait que décidément...

MOQUET, bas à Verdières, et avec douleur. Ca tenait ferme... et sans ce départ... j'y étais.

NINETTE, pleurant. Eh bien ! maman. . .

puisque vous le voulez, c'est pour vous obéir d'abord... partons! mais c'est égal .. . came fait bien du mal.

MOQUET, à part. Bravo ! la voilà sauvée I et moi aussi.

VERDIÈRES, remontant la scène, et prenant sur son bras les châles (pic Nincttc et Lololte ont jetés sur le faut cuil. Eh vite!.. vos manteaux... vos châles... donnez-moi ça. . . prenez mon bras. . . c'est à deux pas. . . je vous conduis... (A part, entr'elles.) Je la

tiens.

(Il offre son bras.)

MOQUET. Et moi, je porte le bagage...

je vous suis; allez devant.

ninette, à Moquct. Prenez bien garde âmes cartons.

LOLOTTE, à Moquet. Donnez-moi mon cabas... {Moquct le lui donne.) Eli bien ! et Florette?.. {Elle appelle.) Florette... Florette!..

(Elle a quitté le bras (le Verdières, qui appelle aussi Florette, à la porte de droite.)

MOQUET. Soyez tranquille, je n'ai pas voulu vous en séparer. . . elle est sous les gilets de flanelle , au fond du sac de nuit.

LOLOTTE, jetant un cri de désespoir.

Quelle horreur !

MOQUET. De chienne, oui.

LOLOTTE, avec égarement. Courons, courons, ma fille.

Ain : Ah ! que le nouvel an achève.

Assouvir sa brutale rage Sur cet innocent animal !

C'est un trait digo1 du moyrn-agc ; Vous èt's plusfVroc,1 qu'un charal !

Mais vous aurez des rmords , infâme !

MOQI'ET.

C'est encor pour moi ious profits ; Les r'mords ne déchir ront qu'mon aine , Tandis qu'vot chienne1 déchirait me» habits, ENSEMBLE.

LOLOTTB.

Viens, ma lilf, viens en Angleterre , * Verdières , Moquct , Lolotle , Ninctlc.

LE MAGASIN IHKAT11AL

Contre sa rag1 tu t o iv'ras un abri , Tu seras heuraos' , je 1 < «père , On Test toujours 1 iin <î'm>h mari 1

r INETTE.

Oui , je vais sur u.ie autre terre , Chercher un plus tranquille abri.

J.e bonheur m'attt nt) , je l'espère, Loin d un si terrible mari.

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