JULES, JOHN, LOLOTTE, NINETTE
JULES. Ah ! John ! hâve y ou jound a coach *?
JOHN. Yes, sir.
JULES. Pardon, c'est un domestique anglais que je viens d'arrêter, et qui m'annonce qu'il a trouvé une voiture de poste. J'ai deux places à vous offrir.
lolotte. En poste ? il y aurait peutêtre de l'indiscrétion... J'accepte, pourvu que nous ne partions pas tout de suite.
jules. Quand il vous plaira.
lolotte C'est que... cette infamie de pâté... ça me... gêne, ça me... je voudrais me faire faire un peu de thé.
JULES. Voici mon domestique ; je désire que vous le considériez comme le vôtre... Je vais le mettre à votre disposition. John! y ou s hall obey to those ladics **.
JOHN. Yes , sir.
jules, à Lolotte. Il est à vos ordres.
NINETTE , modestement. Monsieur , je suis vraiment confuse de tant d'attentions.
lolotte , à John. Eh bien ! mon cher ami , dites qu'on me fasse du thé.
jules. Ah ! pardon, c'est qu'il ne comprend pas le français.
lolotte. Ah bien ! c'est bien incommode pour jaser, ça; au reste, j'y vas moimême, car ils ne savent peut-être pas ce que c'est que du thé, dans des pays sauvages comme ça ; ah ! si on me reprend à la croûte d'Amiens, par exemple!., je reviens, je reviens, f A part en sortant, regardant John.) U est gentil, ce domestique; mais je suis vexée qu'il ne soit pas nègre. (D'un air triomphant.) Autrefois ils étaient grès.
(Elle sort par le fond, le domestique la suit.)