SCENE XIX
MOQUET, VERDIÈRES.
m umi.ui.s, étonne Vous allez la pouiluivre à i heval .'
miioi i: r. Moi ? du tout ! je monte à cheval comme une pane de pincettes
{avec force.) c'est vous qui alh / la poursuivre ! je vous invoque.
\i unii .h r.s , effraye. M 01 ? enCOW I cheval ?
MOQUET. Oui, vous! (criant ave, MfM
tion. ) mon vieil ami ! ma vieille pratique! ( A part.) Vieux coquin ! va ! ( Haut. ) \ OM
DE ciioEtas. 29
voy.z que je suis entouré d'une lésion de
Scélérats; vous m'aimez, rOUS?| A part.)
Je l'exècre! {Haut, Voua ètei incapable
de me trahir. . . «lues î
Minim.nr.s. Sans doute, mais je suis dam un état.*.
■oqi et, à pari, ava foie. Bien ! lion !
bien ! ( Haut. ] lloute de Calais... | j donnant le billet. ) Tenez , il en est cm temps! vous sauve/, ma feinine!.. vous me suive/ !..
\ i .îuni ai >' . à part. Au (ait, je me sauve peut-être aussi , et mes nulle & ils if|
moquet, à la fenêtre. IV m i ! le i heval est prêt... on vous attend... parla . partez, ( criant, j mon vieil ami! ma vieille pratique !
(Il le p"'- la junte.)
VBUDffi n;.s, s'arrùantavcc mauvaise humeur. Il est iusouli nahle ai < « s, s, juillet, s.
(Mo(/uct le pousse dehors et lui lancé un cassa de pied qui ne V atteint pas. En ce moment
Ainrite .sort de la chambre ù gauche\ M<tquei lui fait signe de garder le rilences lot -
(jiic ton entend la voix <le / , nli, ■ . H,,rs de vue.) Honte de Cal a il ?
■OQI I I , te précipitant vers la porte
comme pour l' empêcher de rente, r. Oui! oui! allez ! allez!
aaa>eaaMit)e*aa*enaeuata^aauaa<aauBaaMUMM SCENE W.
NINETTB, MOQl ET.
mm in. Qu'] i -i il donc ' ■OQi i '-'î Chut ! silence ! ( efaM où
mystère et avec hauteur.) il vous I usait la coin '
mm irr. Qui ?
MOQl ET, vivement. I.e \i. u\. l'< \ htitn. '
mm in M. N erdièi i
MOQl I i Oui.
mm Tir. C'ctl vi ai.
■OQVBT, riant, d'un air de wték I
vous demande un peu ! une lan.itide
couTerte de flanelle! . ma parole ! il n\ i plus de vieillards que dans les établissement ad I*
MM I l I M. Us em 01 e une fo
■OQI i i. ' niant. 1!» outei ! . 11 paît ,1 ( .mi i après Lolotte que j*ai lait enleri i ,
MM III, Ml inei | . nle\
>iooi m. lia ba yonnettCi
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MIIHl I i . J'ai t. lit 1 elliell. e Votie poil-
I. t. . et puis )'.ii dit i Lololle qui nom pu ti'Mis. . quand une fois elle i . |. n Ire dani 11 fOltll! <■ , -ivi . I« S ni un s de rioiette sous son liras folU LU COcbfl eu route, U tCI ps>< Loïc du (Ti iluiii.it !
\ci(l;trcs Moquet.
NINETTE , très- émue. Maman abandonnée ainsi au milieu d'une route !..
MOQUET. Elle roule, laissons-la rouler!., qu'elle aille ouvrir des loges à Mascara, à Ténériffe ; ( d'un air brutal. ) je fais des vœux pour son bonheur.
NINETTE. Mais c'est indigne!
MOQUET, d'un ton calme et imposant. Et maintenant, que nous voilà dans une position solennelle...
NINETTE, le regardant avec crainte. Grand Dieu !
MOQUET. Madame ! regardez-moi en face... Où en sommes-nous ?
minette. Comment? où nous en sommes ?
MOQUET, avec une émotion croissante Doisje considérer la ville d'Amiens.. . comme le chef-lieu... de mon infortune?., répondez-moi.
NINETTE, tremblante. Que veux-tu dire?
(Elle sYloignc avec crainte.)
MOQUET, s'éloignant aussi. Dois-je dérouler ma honte... au Palais-de-Justice?
NINETTE. Nous séparer ?
MOQUET, pleurant. Suis-je ?
NINETTE. Malheureux!
MOQUET. Achève!
NINETTE. Tu en doutes! tu croirais ta femme capable...
MOQUET, faisant un pas en avant. Eh bien ! non... jamais !
NINETTE , le regardant avec tendresse.
Léon!
MOQUET, de même. Ninette !
NINETTE, de me me. Mon mari !
MOQUET, de même. Ma femme!., ah!
(Ils se jettent dans les bras l'un de l autre, et restent un instant dans celte position, lorsque Moquet dit avec un accent de bonheur.) Tu me jettes du baume! (Puis d'un ton sec et accentué.) Saeristi ! je suis flatté de çà !
NINETTE, avec douceur. Ingrat!
MOQUET, attendri, et d'un air caressant. Tu l'aimes donc toujours, ton pauvre petit fabricant de maillots ? Veux-tu (pie je te dise le mot? il t'en sait gré.
(On entend la claiinetle.)
ninette, à part. () ciel ! encore !
MOQUET, avec joie. Ah ! tu ne sais pas? C'est lui ! notre voisin!., mon ami... cette bonne et précieuse clarinette!
NINETTE. Adolphe?
moquet. Oui, Adolphe!., je viens de le voir... il descendait de voiture... il quitte l'Opéra, la F tance... il va en Angleterre., partons avec lui pour Londres.
NINETTE, avec un mou veinent de joie quelle réprime aussitôt: Pour Londres!
(D'un ton résigné.) Oh ! non, pour Paris... loin de lui, bien loin de lui.
HOQUET, frappé de surprise. Ah bah !..
ah bah! la clarinette aussi !
ninette. ]Ne m'interroge pas.
MOQUET, à part. Je tombe des Grandes— Indes !
ninette. Ne m'interroge pas... et croismoi !
MOQUET, prenant son parti d'un air résolu. Eh Lien ! oui, oui... je te crois. (Avec exaltation.) Voilà un aveu qui... Je suis sur de toi... Je ne crains plus personne... partons !
ENSEMBLE, chacun d'un côté de la scène.
MOQltT.
Air : Connaissez-vous dans Barcelunne.
A l'Opéra, Paris l'appelle ,
O ma Ninette , ô mesamonrs!
Des danseuses c'est le modèle ,
Et de nos chœurs, quoique fidèle,
Ninette fera les beaux jours !
NINETTE
A l'Opéra, Paris m'appelle , Moquet sera nus seuls amours.
Des maris il est le modèle, Et de Moquet, toujours fidèle , Je veux faire cucor les beaux jours.
koquet, &*approchant et le pi enant dans ses bras. Mon bonheur sera ton ouvrage !
KIMiîTE.
Ne crains plus rien de hasardeux...
ÎK'lilT.T.
Ah ! que c'est doux le mariage !
NINETTh .
Quand on s'aime dans son ménage.
moql'et, avec enthousiasme.
Et surtout quand on n'est que deux! (lus.) (Par un mouvement spontané, ils se poussent mutuellement, et vont reprendre l'enseuiblc chacun d'un coté de la scène.)
REPRISE DE L ENSEMBLE
MOQUET.
A l'Opéra, Paris t'appelle, etc.
KINBTTE.
A l'Opéra, Paris m'appellc,e c .
(On entend des coups de fouet et le oulement d'une voili.
NINETTE. Mais, qu'est-ce que j'entends?
MOQUET, à la fene'tre. C'est la chaise de poste.
MNETTE, allant à la fenêtre. Et ces messieurs à cheval.
MOQUET, avec une joie délirante Ah ! ils peuvent venir à présent... je les méprise , je les foule aux pieds, comme deux insectes.
NINETTE. Ah! gardez-vous...
MOQUET. Moralement parlant. (A part.) Ah ! je vais donc voir mon perruquier en face. (On entend un grand bruit de voix en dehors.) C'est elle ! gare aux yeux ! je voudrais des besicles.
LE MARI DE LA DAME DE CHOEURS