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LE MA1UAGE DE RAISON
5UZETTE.
Et vos enfantt '
i IMHON.
Fort bien... In de plus tous les ans; Vlà c'que c'est que l'exactitude.
Mais vous ne venez plus à la ferme... voilà un siècle qu'on ne vous y a vue...
SUZETTB.
Il y a tant de monde au château que je ne l'ose quitter. ..Voilà quinze personnes au moins qui nous arrivent de la capitale... des belles dames, des jeunes gens à la mode... On va à la chasse ou à la pêche le matin, on joue la comédie tous les soirs. ..Hier encore il y avait un bal, où l'on a danse' jusqu'après minuit. Enfin, c'est la ville à la campagne... c'est Paris au milieu du Lyonnais.
PINCHON
Dieux! s'amusent-ils, ces Parisiens!... et c'est monsieur le comte qui reçoit... qui héberge tout cela. Vlà un digne homme!...
A m de l'Ecu de six fraribs.
C'est un brave et bon militaire, Un honnête homme, Dieu merci; Quand on s' mcT d'étr* millionnaire , Il faudrait l'être comme lui :
Aussi chacun l'aime à la ronde; Car son bras est à son pays , Son cœur est à tous ses amis, Et sa fortune a tout le monde.
Et son fils, not' jeune maître, c'est un gaillard, celui-là! ah! ah!...
SVZETtE.
Taisez-vous donc... ne parlez pas si haut, car il est là; il dort. (Désignant la chambre à gauche.)
PINCHON
Ah ! c'est la porte de sa chambre... Est-ce qu'il est malade, par hasard?
sr/.i: : 1 1 .
Eh ! vraiment, oui... Hier, il est sorti de ce bal avec la lièvre : et cela n'a fait qu'augmenter cette nuit... du moins, à ce que m'a dit Bertrand, qui est déjà entre- dans son appartement...
IMNCIION.
Ça ne m'étonne pas... Avec un air si doux et si gentil... il paraît que c'est tin diable, du moins à ce que m'a dit madame Pinchon; et, quand on est le fils d'un général, qu'on a dix* huit ans, de la fortune «tune jolie tournure, on fait tout ce qu'on veut... n'est-ce pas, mademoiselle Suzette?... Mais vous-même, qu'avez-vous donc?... Plu s. je vous regarde, el plus je vous trouve changée.; non pas que vous nr
Soyez toujours fraîche et bien gentille... mais les autres aimées vous ('lie/ si gaie... si étourdie., toujours sautant, toujours courant... el
maintenant je VOUS Voil triste et rêveuse...
Est-ce que, pai hasard, 'I vous serait survenu