‹ Pièces de théâtreChapitre 846 sur 1241 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Précédents, M. DE BREMOIST ; SI ZETTE , en costume de mariée.

M. DE BP.EMONT *.

Pien , Suzette... très bien... je suis très content de toi, mon enfant. (Au momentouM.de

Bremont entre avec Suzette, Pinebon et sa femme s'éloignent un peu vers la gauebe du tbéatre. )

MADAME PINCHON

Monsieur le comte qui donne la main à Sujette... Suzette en belle parure... qu'est-ce que cela signifie?

M. DE UBEMONI.

Cela signifie, madame Pinchon, que Suzctle vient de se marier.

PINCHON et MADAME PINCHON.

Se marier!

M. DE BIIEMONT.

A l'instant même... le contrat est signé.

MADAME PIKCHON.

Ah ! mon Dieu!... (A son mari.) Tu >ois ce que tu as fait... ce dont tu es cause... Il esl trop tard maintenant.

M. DE BBEMOB 1 .

Trop tard, et pourquoi ?

MADAME PINCHON

Pour lui parler de quelqu'un qui , depuis deux ans , l'aime comme un fou... sans oser en dire un mot... et c'est moi, monsieur le comte , qui m'étais chargée de l'apprendre à Suzette ; car c'est bien l'amour le plus vrai... le plus honnête...

M. DE BP.EMON l .

Je le crois... mais il est maintenant trop tard.

MADAME l'INCHON , pleurant.

Hélas ! c'est vrai , elle est mariée; je dois me taire... mais, quand je pense à ce pauvre

M. DE UIIK.MOM.

Bertrand !

MADAME PINCHON

Eli ! oui ! c'est lui qui l'adorait.

M. DE BREMONT

Eli ! c'est lui qui vient de fépouset

PINCHOB 6f MADAME PINCHON.

11 serait possible !

M. DE IlllKMOM.

Oui, mon enfant... parle maintenant, parle

tant que tu voudras... .le ne t'en empêche pas MADAME PINCHOB «t MM ni. in pas» ni du cdfcf de Surette, <]ni se trouve entra eux; H. <1< Bremonl i

Que je suis contente ! e( que je lui en Fasse

mon compliment... Celte chère Su/ette , la voilà donc notre cousine !... Mais comment

tte, M. <!<■ Bremool Wnchon, madi iPinchoa

••l'inchon, Sujette .madame l'un bon M <\< li.iii.ml

cf^î

w:n il

s'est-il fait? vous vous loue doi

vous l'avez donc deviné? car jamaia ce pauvre Bertrand c'aurait pris bot lui-même... Im . nez-vous que, tous les soirs, il venail 1 )i ferme, el il me disaii : Je n'ose pas ; elle ne voudra pas de moi , elle me répons* l

parlant ainsi, de g es.Jarmes roulaient dans

\c\w... el -i vous saviez ce que c'est qa \oir pleurer un militaire !... ça fait mal. nacuoa.

Et re matin , quand il croyait pai in , oi i papiers qu'il m'avait confiés poui ■ i que m devais vous remettre, en cas de malheur... tout ce (|u'il avait, tout ce qu'il tenait de I i nté de monaieui I. < omte... c i -i .1 voua, mademoiselle, qu'il le donnait.

ItJZEl 1 1 .

Que me dit.

l'IXCliov

Les voilà... ça appartient maintenant... non pas à lui... non pas a voua, mais a tous les deux, ce qui vaut bien mieux ... -m- comj ce que fera encore monsieur le comte... car je

-m- bien sûr...

-l/I.TTE.

Monsieur Pinchon !

m. ni: BBIMOH 1 •

Il suffit , cela me i' garde... maintenant amis, Laissez-nons.

MADAMI i-,\( BOB.

C'est que nous voulions parlei a monsieui votre fils, pour dos arrérages... el non- l'attendions ici.

M. Dl l'i n< m 1 .

H n'habite plus ce pavillon... j'en ai dispos*.*, mais sî voua voulez le voir au château, ne perdes pas de temps... dépéchi s-vous . 1 ai dans deux heures il sera sur la route de Paris.

Eh! \it< ■! dépêchons-nous... Adieu . monsiem li comte. M au revoit . « ousine. Je u ai pas ancore osé vous embrasseï , quoique j*en aie bien envia.

n /1.1 ii .

Ah, madame ' ah , ma cousine '

MAI>\MI MM u<>\.

Quoique élevée mieux que nous, je sais que vous êtes bonne, que vous n'êtes pas Bèri vous nous permettrez de vous aima cosnux nous aimons Bertrand, n'est-il pas vrai?. . I li bien! monsieur Pinchon , tu me laisses là, el v l.i que 1 m attend] 1- .Viens-t'en dot* % ta ... Adieu, monaieui le comte; adieu, madaim

Bel li and.

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