‹ Pièces de théâtreChapitre 877 sur 1241 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, MIGNOT.

MIGXOT , entrant par le fond, à droite.

A la broche! chaud, chaud!... Ah ! te voilà... J'ai pensé à ta proposition ; me succéder! c'est ambitieux, mais ça ne me déplaît pas; ça vaut mieux que d'aller se faire tuer sur la frontière. Sois tranquille; une fois entre mes mains... C'est que j'ai fait des élèves! Vatel , par exemple, le petit Vatel, le maître-d'hôtel du prince de Condé; il sort de mes fourneaux... Et , dismoi, qu'est-ce que tu crois que ton oncle pourra bien te donner à-peu-près?

LAGARDIE

Il m'avait parlé de quatre mille écus; mais à présent, qu'importe?

MIGNOT

Comment, diable!... Douze mille livres! mais avec ça nous nous entendrons bien. LAGARDIE.

Au contraire, j'ai peur que non ; votre nièce... Ah ! père Mignot!...

MIGXOT.

Qu'est-ce que c'est? une querelle? Allons donc! L'amour, c'est comme un dîner, ça De vaut plus rien quand ça refroidit. Ce mariage-là

me convient très fort. Je viens d'en toucher,

tout-à-l'heure, deux mois à M. Nacquart, qui te baise bien les mains, Marie.

LAGARDIE

Ah ! M. Nacquart, Quel est cet homme-là?

MIGNOT

Oh dame! c'est un homme charmant, un procureur honnête et désintéressé , seul unique de son espèce... Croirais-tu qu il n'a jamais voulu recevoir mon argent? li me fait remise des frais; c'est superbe*.. Ah! c'est qu'il est riche, celui-là.

MARIf.

Je crois bien! à la bonne heure, voilà un état... procureur!

LAGARDIE

Comme mon oncle. Quoi ! vraiment, ça vous plairait?

MIC.NOT

Un procureur doit toujours plaire à une

femme, quand il fait bien ses affaires. Et

M. Nacquart! il Tant voir dans son antichambre,

desgrands seigneurs, et je dit des |»ln> happés;

les mains dans leurs poches, ou bien souillant dan- leurs doigts. Voila comme il les traite.

Moi, c'est différent :reçotootde suite, etdespo-

Ijtestea... — Comment \a la belle Marie) Pt M t-elle toujours à moi? — Aussi, quand je lai ai

1" ÉPOQUE, SCÉNI vu

parlé de ton mariage, ça a para Piua qu'il en est devenu tout pâle, quoi !

M Mil .

Qu'eu pen»e-t-ilî

MIGHOT.

Il .tllait me le dire, quand noua avons i u interrompus par une duchesse. Il voulait li renvoyer pour moi : parceque lui. les duchesses, ce n'est rien du tout. M i suis ii;. et il m'a fait reconduire de force eu carroa

Comment ! il en a un?

migkot.

Celui d'un marquis dont il .1 fait saisit les meubles.

Aisda randeville des Maris oui Ali ! dam', c'est an beau pi i\ il.

Un procureur voit rli.upic jour, Daoa son étude qu'on assit A ses pieds la ville et la 1 our.

» mi cède ii tout ce qu'il 01 donne ,

plus grands implor'nl son appui :

Comme il n'a <l 1 gards poui pei tonne , fait <ju' tout I' monde en 1 pour lui.

M Mi IF.

Comme ^.i première femme était heureuse

Ml'. Mil.

Je croii bien.

I iM-

Que < 1 1 î - « ■ ! !

I m m. 11 1 ijui Ment dam set m dm !«• ion di tant d<- pei sonm

Micnoi Et leur eu rot

M M. Il

Qui peut humilier les uns

MIGHOT.

Qui fait remise des frais ans auti

HABIB

Courir en poste à la foi tune!

migkoi .

Couru ! dis donc voler!... El puis le désintéressement... Moi, m je n'étais pas pâtissier, 1 voudrais être proi nreur.

M M, Il .

Dieu ! «.î von-, l'étiez '

LAOARDIB.

( £u'eniends-je ! I »ui ou moi . n esl

MIOHO 1 •

Eh bien ! qu'est-ce qui te pi end don»

MAI

mi..m.i . ,11.111 . qui .

\l, ' tenez . c est lui ; c'est ce bon M

quart . mon di;;nc procun

I \(.\l Ml .

Procureur ! pourquoi pas ■

oncle. J X|

1 ontente.. P x '

MIGROI •

Us - donc...

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