‹ Pièces de théâtreChapitre 893 sur 1241 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE MARÉCHAL, M'»e NACQUART.

MADAME NACQUART, à part.

Est-ce une défaite?... Voyons-le venu .

LE MARÉCHAL

Ma bonne... mon excellente amie... vous me voyez, tout bouleversé... Mes sentiments vous sont connus... tout mon bonbeur serait d unir mon sort au vôtre... aussi mon parti était pris... je sautais à pieds joints sur toutes les convenances de mon raog... je vous épousais... Oui, ce soir même, je voulais annoncer ce mariage n mes amis, au milieu d'une fête. Afin d'obtenir l'agrément du roi', je lui avais parlé de vous comme de la veuve d'un procureur... d'an conseiller; il ne m'avait répondu que par une {•limace expressive, et, ma foi, à tout risque, j 'interprétais son silence... mais ce matin, quelle a été ma surprise! lorsqu'au grand lever il a dit, en fixant sur moi un regard dont je frissonne encore : « Il y a des (jens qui ont le cœur bien bas! conçoit-on le poète Dur'resny... qui se dégradejusqu'à épouser une blanchisseuse!

MADAME RACQDART.

Ciel!

LE MARÉCHAL

J'ai senti l'apostrophe ! jugez de mon bumi

liation!... Il paraît que depuis hier c'était le sujet de tous les entretiens.

M \h\Ml. > VCQUART.

Et pourtant c'était un secret pour tout le

monde.

LE MARÉCHAL

Excepté peut-être pour Bdignol , et encore

pour Mai ion Delorme; elle l'aura dit à Ninon, (pli l'aura dit à la veuve Si ai ion. qui conte tout à la Montespan, qui n'a point île secrets pour le roi.

MADAME NACQUART

Et pourquoi souffi e/.-vous que cette Ma-

rion pénétre dans votre hôtel i

LE MARÉCHAL

Ab! Ce n'est pas de cela qa'il l'agit Maintenant, ma pauvre madame Nacquart, jugei de mon embarras : on annonce t\c> pi émotions prochaines à l'Ordre du Saint-Esprit, et BÎje

lu lie Sa Majesté... Voyons, que taue.'... que

résoudre?... montrea-voua mon .unie... conseillez-moi...

MADAM1 NA0Q1 i\

VOUS uie demande/ i ODJI il '■•■ \ i ni ; L in l !,., il ot décide !...

Il ÉPOQUE, SCÈNJ \ l

LE M W'.h» HAL.

Eh bien MADAMS HAOQ1 \i. i , née aft. .

Eh bien ! monsieur le llaréi bal . |<- m pas dans tout cela de quoi tant se détoi

LE M\l:l DCUAL.

Qae <lit< '-.-vous?

HAIUME RAI m mit.

Que ii n'est poinl .1 non âge qu'est a besoin «l'un titre pour lnill< i il.tn- I» momie :

remplissons tous deux notre sort; devenes cordon ))lcu , moi y i este an jolie... tout le imoiiiIi sera i ontent.

LE UABJ < il AL.

Oui, ^i \oii^ étiez moins cruelle... ->i root m'aimiez pour moi.

( Il \ eut lui | nmlic 11 M ■ ■ADAMB > \< mi |

Je nous aimais astei pow un uni... rats M.ulie/. j)lu>, je sacrifiais ma liberté, j'allais être votre femme...

M M U I I ll\L.

Oh î si cela se pouvait!

MADAME n \< m \HT.

}snn, non, cela ne se peul pat] et je m< hais moi-même «l'en avoij du chagrin, parceque j'ai la faibli sse de...

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