M .VI'.IE
Ce n'est que par lui que nous pouvons être heureux... je cherche à lui plaire... Aussi, quand jfl puis l'approcher, je lui demande des nouvelles de ce qu'il aime le mieux, de son petit jardin, qu'il cultive avec tant de soins!..* et ce malin, il m'a fait appeler : u Tiens? «petite...» m'a-t-il dit, «es-tu contente? « voilà de mes fraises. » Je l'ai remercié de son cadeau... J'ai consulté mon père pour les assaisonner, et je veux qu'on les serve , ce matin, au roi... Il sera flatté, très flatté... et l'on a beau avoir abdiqué, voyez-vous, ça fait toujours bien... et s'il voulait nous protéger...
GASTON
Vous croyez, mademoiselle Marie, que nous pourrions obtenir ...? Oh ! non, tenez, je n'espère plus rien depuis que votre cousine s'est irnpatronisée ici; je crois qu'elle a fait un pacte avec le diable!... Avec ça qu'à présent elle est prude, et même elle fait la... (Il lui parle bas. ) Parole d'honneur ! ... On dit que c'est pour ressembler en tout à madame de Maintenon!
MARIS
Vous la croyez capable...
GASTON
Je la crois capable de tout!... Une femme qui vous retient dans les salons où je ne puis entrer , doit avoir tous les défauts.
MARIE
Allons , ne vous emportez pa>.