DU
ANATOLE. Comment! lui aussi! lui aus-
si ! Ah ça ! c'est donc aussi un enragé ! il faut que l'autre l'ait mordu!
BAPTISTINE, dans le fond. Mon Dieu, ma tante, tout ça me fait peur.
Mme Durand. Pauvre garçon!.. Je vais lui parler.
ANATOLE, furieux et se promenant. C'està-dire que c'est à en perdre la tête. . . me battre ! et pourquoi ça ? pour des gens que je ne connais pas... c'est stupide ! aussi je vais...
(Il fait un pas vers la porte «\ gauche et rencontre M1"» Durand. .
Mmc durand. Dites donc, monsieur Anatole...
ANATOLE, avec colère. Hein! à l'autre!
Ali ça! je ne pourrai donc pas rester un instant seul chez moi ; on dirait que c'est ici l'appartement de tout le monde.
b\ptistine. Là! voyez-vous, comme il est méchant !
Mm< DURAND. Mon Dieu ! votre appartement. .
ANATOLE. Il me semble que je le paie assez cher... .">?() IV. avec l'impôt, le quinquet et le sou pour livre, que diable!
M"" DURAND. Mon Dieu ! ne vous fâchez pas... vous m'aviez dit ce matin...
wvtole. Je vous dis ce soir de retourner à votre niche, et de me laisser chez moi , chez moi , chez moi !...
BAPTISTINE. A ous voyez bien qu'il nous chasse, ma tante.
Anatole. Eh ! ce n'est pas pour vous que je dis ça, ma chère...
Mme durand. C'est donc , pour moi , monsieur Anatole ?
wvioLE. Eh bien ? oui, là ? c'est pour vous . pour vous , qui avez toujours l'air d'espionner les gens... vieille je ne sais qui !
Mm DURAND. Ah! ça mais.... danseur manqué !..
w ITOLE. Qu'est-ce que vous dites ?
Mmc durand. Monsieur l'embarras de l'Opéra , avec vos faux pas !
ANATOLE. Brisons là, moucharde!
M'n0 DURAND. Il a dit?
BAPTISTINE, se jetant entre eux. Matante.
awtole. J'ai dit mouchardé ï
ENSEMBLE
AlR tic la Tarentelle.
Ah ! vraiment , c'est affreux !
Me guetter en ces lieux . . .
Sorte/. , cela vaut mieux :
Allez , mégère ! . . .
Eli! mou Dieu! désormais Ne revenez, jamais!
Que tout ici Lutte nous soit fini!
les cants riinrtfl
ta
Ah ! vraiment , c'est ailïeux !
Mais, vite , toutes deux , Viens, sortons de ces lieux !
Allons , ma chère , Oui, je sois d'ici , mais Poui n\ rentrer jamais. . .
Qui: tout ici Entre nous soit fini !
{Redescendant n lui.)
Avisez-vous, pour bien taire.
De rentrer à minuit !
VXTOLE.
Bon !
El maigre votre colère Vous tirerez le cordon !
KH6BHBLE
Ah ! vraiment, c'est affréta !
M,nc 1)1 I. \M>.
Ah! vraiment , c'est allreux !
baptistinb, les séparant.
Nous chasser toutes deux . . .
Sortons ! tout en ces lieux Cache un mystère*..
De chez vous je m'en \.iis Pour n'y rentrer jamais !
Que tout ici Entre nous soit fini !
{Elles soi lent . la porte se ferme.