AMI KHI 1 K
Ma femme de cham:
LA i II VMilSISSI.
Oui. n'iii- I le que je vous ai donner.
ei qui déj i \uus e>i fort attachée. J ai donc tu par elle que mon iioeu n'oi presque jamais avrr vous.
M ARtjt KMII B.
Je ne m'en suis plaint a personne.
I V < Il I -K.
Pre.Mjue toujours seule, une failrs-vous?
MAHM KHITI.
Ou a ni il vient, je suis heureuse ; quand je suis seule, je pense a lui. . et je l'attends. la eu v^
Knlin. je vous ai vue pleurer... et Julie du que cela vous arrive souvent.
MAHGl RKirK.
Si j'ai pleuré, c'est sans cause, sans raison. . des caprices.
la t h moiMitti.
Des caprices?., des chagrins sans cause* É< oui M .. ces choses-la sont m
être bonnes a dire aux hommes... mais, entre MOB, ni i i : ..Te, il faut parler franc hernenl. I i femme» n'ont point de captices sans cause, ni de chagrins sans raison; et même ce qui parait le plus iii(-Mii>equenl dans leurs II MMjurnre de MCTtll qu elle» ne disent pas. A I On rit de mes courses lointaine» et de mon actinie pour des t M I lez-moi ... >e vaut il pas MlfUI q de cela que de dire : « Victurine de Saiul-Méry Util jeune, )olie, bonne et raisonnable; elle espérait être la femme heureuse et aimée d'un homme diltisgué J mais elle était pauvre' Kl le a vu avec chagrin les autres tille» de son Age. même les plus laides, même le» plu» sottes, pie- M par «es bommei distingués qui avaient Le soin de leur fortune pour arran
I m M d.ux espérances iroinj s cm nu
d'enchanté toute »a vie. ri ne lui -ni laisse au- I BM «liant e de hontic | ut délie.
ni. i rh.i.-. mi l»irn on la plaindrait *\ee une fausse pitié, la pauvre tille I .urne mu I
parle de mes oiteaux empa
de mon MMI '• • Voila le MCrtl de bien de» ndnuies et de bien des torts peu! être loin lie .vu loiid de noire linr - s drS
||... ( EU- iiffreimtmtem ml la
p, u .1 un homme di|
\ous été» raisonnable., vous laiinei . el voua rex?... Albert a donc des tort» envers rt*Jfî
MAGASIN THEATRAL
MARGUBRITB.
Je ne crois pas.
LA CHANOINESSE
J'espère aussi que non, mais enfin ce n'est pas impossible... un mari !... qu'est-ce qui vous inquiète?... de la jalousie peut-être?
Oui... parfois je crains qu'une autre femme.
LA CHANOINESSE
Quelque ancien amour ?
MARGUERITE, vivement.
Oh! ce serait affreux !
LA CHANOINESSE
Ce serait affreux... mais ça s'est vu.
MARGUERITE
Ne dites pas cela!... j'en mourrais.
LA CHANOINESSE
On n'en meurt pas, quoique ce soit fort désagréable.
marguerite, réfléchissant.
Il aimerait une autre femme?...
LA CHANOINESSK.
Je ne dis pas que cela soit. . mais enfin, voyons : lui qui était si empressé, si amoureux avant le mariage, comment a-t-il changé si viie? De quelle époque date cette froideur?
MARGUERITE
Albert n'est pas changé: il a toujours été le même depuis notre mariage. Dès le lendemain, il ne vint pas au déjeuner; il était parti pour une affaire, à ce que me dirent les domestiques.
LA CHANOINESSE
Qu'est-ce que j'apprends la? mais enfin?...
Quoi donc?
LA CHANOINESSE
Et... depuis ?...
MARGUERITE
Depuis?... il n'a presque jamais manqué au déjeuner et au dîner. . . c'est même le seul moment où nous causions intimement.
LA CHANOINESSE
Devant les domestiques?...
MARGUERITE
Nous restons seuls au dessert.
LA CHANOINESSE
Et le soir?. .
MARGUERITE
Le soir, nous faisons des promenades dans les environs, quand Albert est ici... mais il y est rarement le soir.
LA CHANOINESSE
C'est singulier ! ( Elle lui prend la main.) Cette pauvre petite femme!... cela m'intéresse... Mon neveu a tort!... Mais quand il y est? quand vous rentrez ensemble de la premenade?...
MARGUERITE , riant.
Alors il est si tard que chacun se retire chez soi pour dormir.
LA CUAN01NESSE.
Hein?...
MARGUERITE
Ce n'est pas le moment de causer quand on est si fatigué.
LA CHANOINESSE, à part.
Il faut que je sache... { Tîuut. ) Votre appartement est là ?
MARGUBRITE.
Oui!... ma chambre est charmante, le château superbe!... Quand je compare cela au couvent où je devais passer ma vie, je ne puis assez bénir celui qui a tant fait pour moi. Albert est si bon !
LA CHANOINESSE
Si bon!... si bon!... mais son appartement..* à lui?
MARGUERITB.
Il est de l'autre côté du château.
LA CHANOINESSE
Mais...
MARGUERITB.
Eh bien?...
LA CHANOINESSE
Ecoutez, Marguerite !... autrefois... dans les bons ménages... on n'avait... qu'un apparte-
Ah !...
LA CHANOINESSE
Et l'on ne se quittait jamais!... car enfin on est marié, ou on ne l'est pas.
MARGUERITE
Comment?...
LA CHANOINKSSB, à part.
Allons, voila que c'est moi qui vais lui apprendre .. je devrais lui dire au contraire qu'elle est heureuse, que rien ne lui manque et ne doit la chagriner... mais c'est qu'aussi... Ah! mon neveu!... mon neveu!...
MARGUERITB.
Je vois que vous me plaignez... que vous l'accusez!... vous savez tout peut-être?... il aura aimé une femme qu'il regrette? . . Il m'aura épousée dans un moment de dépit?... Il l'aura revue?., il retourne à elle?. O mon Dieu!...
Kl le pleure.
LA CHANOINESSE
Il faut lui parler... vous plaindre... le forcera s'expliquer.
MARGUERITE
Me plaindre?... a lui?... oh 1 jamais!... Si vous saviez. . ce malin, il paraissait m'aimer encore... il me regardait comme autrefois... et j'osai lui dire que je regrettais ce passé si doux!... Eh bien ! alors, il s'est éloigné et n'a pas voulu m'entendre.
LA CHANOINKSSB.
Oh'.... ce n'est pas possible.
MARGUEIUTE.
Je ne puis pas me tromper sur l'expression d'Albert!... Et maintenant je ne veux plus ris-
MARGUERITE
quer de lui déplaire!... Mais, s'il en aime une autre, je mourrai !... oui, chaque jour mes regrets et mes larmes abrégeront la vie de relie qu'il n'aime plus... Il sera libre alors d'être tout à celle qu'il aime.
Ali : Soldat fin m
Peut-être un jour i Mouleurs
En PaccuMnl éTeillerail ta liain<
Je n»' viu\ dis .|ii"il maudisse mea pleurs,
Kt s'il est vrai iju'i , < li itne,
M i mort viendra l'affranchir pour jamais ;
D'un autre amont
Libre! alors de dos tom rel«
Je ae rerrai plul it
Et lui ne v.rrj pi ai met lare
LA CHAKOINBSSaT.
Voilà-t-il assez de folies?. . Là, mariez donc une enfant de seize ans. pour gâter ainsi le mariage!... ça ne sait pas faire \aloir ses droits.
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