‹ Pièces de théâtreChapitre 110 sur 575 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les précédents; DEUX ÉTRANGERS, enveloppés de manteaux, et sortant de la coulisse à droite.

ROGER

Eh oui ! deux étrangers d'assez mauvaise mine.

HENRIETTE

Leur aspect me fait peur!

ROGER

As-tu peur avec moi?

Ne somm's-nous pas, comme eux, sur le pavé du roi?

PREMIER INCONNU

.\bdalla le commande : oboi.ssons au maître.

DEUXIÈME INCONNU

Si nous l'interrogions, Il nous dirait peut-être...

PREMIER INCONNU

Ce n'est pas ce que nous chi-rclions.

{Ils sortent par la coulisse à gauche.) HENRIETTE, se serrant contre Roger.

Ils s'éloigueul... Mais de leur vue Je suis encore tout émue !

ROGER

Tant mieux; car la frayeur te rapproche de moi. Profitons du moment qui le livre à ma foi.

LE MArCN.

[Malame Bertrand sort en ce moment de l'anhcnjc, et reste au fond à les écouter.)

N" l'ontro \i;is an salon; restons senls h nous-raômos.

niîNRIEITE.

Quoi! vous voulez...

ROGER

Oui, si tu m'aimes.

HENRIETTE

Ce n'est pas bien de fuir ainsi.

Mais j'obéis à mon mari.

[Madame Bertrand rentre dans Vaubenje pour prévenir les yens de la noce.)

ENSEMBLE

Tout nous sourit :

Parlons sans liruit,

A l'ombre de la -nuit.

{Roger prend le bras d'Henriette, et il veut sortir par le fond, lorsqu'ils sont iirrèlés par les gens de la noce ijui bont sortis de l'auberge pendant l'ensemble précédent.}

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