‹ Pièces de théâtreChapitre 115 sur 575 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

IRMA, ZOBÉIDE, habillées à l'orientale.

(ylw lever du rideau, elles sont assises près de la table ; derrière elles, plusieurs de leurs compagnes tiennent des harpes ou forment des datises.)

CHŒUR

Un instant, mes sœurs.

Oublions nos [leines; Pour cacher nos rhaines.

Couvrons-les de fleurs.

ZOBEIDE

Beau ciel de la France!

Ta douce influence Fait que l'espérance Renaît dans nos cœnrs.

ENSEMBLE

Un instant, mis sœurs.

Oublions nos jieines, etc.

ZOBEIDE, se levant.

Oui, le repas du soir est pour nous terminé; Mais l'heure du repos n'a pas encor sonné :

Irma, redis-nous, je t'en prie.

Cet hymne si touchant et ces accents d'amours. De la Grèce, notre patrie.

Il nous rappelle les beaux jours.

IRMA, se levant.

CIIANÏ GREC.

RÉCITATIF

A sa jeui:e captive Un musulman ofl'rait son cœurj Et Zelmirc plaintive Répondait au vainipieor. PREMlEa COUl'LET

(( Je suis en ta puissance^ Mais mon cœur est à moi^ Garde ton opulence, Je garderai ma foi.

Ton or est inutile ; Nadir m'a su charmer!

Mourir m'est plus facile Que vivre sans l'aimer! »

DEUXIÈME COtl-LET.

Dans son fougueux délire.

Le farouche sultau Vient de Irapper Zelmirc, Qui tombe en répétant :

u Toi que mon cœur ndore, Toi qui m'as su cli.i:nior.

Mourir vaul mieux encore Que vivre sans t'aimer! »

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