SCENE XII
Les PRÉcÉnENTs; ÉLTSARETII, EUDOXIE, GOI.OFKIN , sortant de la porte à /jauchc. Paysans et Paysannes, entrant par le fond.
LESTOCQ
Taisons-nous; la •voici, Golofkin est près d'elle.
ELISABETU.
Eh bien! tout est-il prêt, et pouvons-nous partir?
{Golofkin s'incline et fait signe que oui.) ELISABETH, à Eudoxie.
La fête de demain doit doncètre bien belle ! De m'y ^oir prés de toi je me fais un plaisir...
[Apercevant Vimitri et les jeunes officiers.) Eh mais ! i> surprise nouvelle !
Nos jeunes officiers...
{A Èudoxie.) Des chevaliers galants.
Au jour de la disgrâce ils mont prouvé leur réle, Et dans Novogorod c'étaient mes courtisans • Quand tout mabaudonnait...
{.Aporcecaut Lestocq )
Ah ! vous voilii ! de grAce, Un mot, Lestocq.
(Elle l'emmène sur le devant du théâtre.) LrsTocQ, à demi-voix.
Eh bien! Madame?
ÉLisADETU, à demi-voix.
Voirc audace De souvenir me fait cncor trembler Plus de complots, de sceptre, ni iTempire; Je ne veux plus en entendre parler.
LESTOCQ, à part.
0 ciel! il peine je respire.
ELISABETH, (i haute voix.
Ne songeons qu'il ce bal où j'espéro biillcr. Vous y viendrez, j'y comiile.
{Elle le salue de la main, et retourne près d'Eudoxie et de (iolofkin.) MSTOCQ, à part.
0 fiiiblcsjc de f mmc!
LESTOCQ
DiuiTRi ET LES OFFICIERS, s'apiirochant de Leslocq qu'ils
entourent.
Eh bien ?
LESTOCQ, après un instant de silence, et d'un ton résolu.
Elle consent à tout, elle est à nous; Mais il faut so bâter, son salut le réclame.
DIHlTni ET LES OFFICIERS.
Nous sommes prùts... Nous vous le jurons tous.
ENSEMBLE
LESTOCQ, à part.
Rien n'égale ma rage.
Le péril est certain.
Mourons avec courage les armes à la main.