‹ Pièces de théâtreChapitre 139 sur 575 · SCENE XllL · texte numérisé non relu

SCENE XllL

Les précédents; LÉON, IRM.\, ROfiER,F0rM.: de peuple, Ouvriers, tenant des pioches à la main.

ENSEMBLE

CHiTEUR.

Les voilà, les voilà, ce sont eux!

LE MAÇON

Le ciel comble notre espérance; Ils sont rendus à l'existence; Ah! quel jour à jamais heureux!

LÉON ET IRMA, à Roger.

Oui, c'est à tes soins gi'néreux Que je dois notre déli-vrance ; P.ir toi noire bonheur commence, Tu nous rends à jamais heureux.

ROGER

Oui, le ciel a comblé mes vœus.

Moi qui croyais déjà qu'on venait de la sorte L'arrêter!

LEON, montrant Roger.

L'arrêter! lui, mon libérateur!

ROGER

Il était lemps. Suivis d'une nombreuse escorte,

Nous pénétrons dans ces lieux pleins d'horreur, L'hôtel était désert; ce matin, en silence,

Tous les gens de l'ambassadeur Sont sortis de Paris, et bientôt de la France.

LEON, à Irma.

Ainsi donc d'Abdalla nmis bravons la fureur. Tandis qu'il croit jouir de sa vengeance. Jouissons de notre bonheur.

IRMA

Mais ([ui donc a pu vous instruire ?

ROGER, montrant Henriette.

C'est ma femme.

HENRIETTE

Non, pas du tout; C'est ma voisin' qu'est venu' m' dire...

MADAME BERTRAND

C'est vrai! c'est pourtant moi qui suis cause de tout!

ROGER, à Henriette.

C'te nuit, de mon ahsenc' tu m'en voulais beaucoup, Pour faire leur bonheur j'ai négligé le nôtre. LEON.

C'est à nous maintenant à nous charger du vôtre.

IRMA

Tu vivras prés de nous. . ,

LÉON

Ma main t'enrichira.

Page 1