‹ Pièces de théâtreChapitre 152 sur 575 · ALBERT ET LE CHOEIR · texte numérisé non relu

ALBERT ET LE CHOEIR

Moi, quitter l'Italie Pour un climat nouveau?

Le ciel de la patrio Est toujours le plus beau!

TROISIÈME COITLET.

FIORELLA

Intrépide marin.

Beauté nouvelle Va t'oU'i'ir eu chemin

Attrait divin !

ZERBINE

Vers ee pays charmant

Qui te rappelle, Tu reviendras gaiineut,

Riche et content.

ENSEMBLE

Voilà ma nacelle.

Partons gaiment.

ALPERT ET LE CUOÔUR.

Moi, quitter l'Italie Pour un climat nouve.ui?

Le ciel de la patrie Est toujours le plus beau!

• TOUS

Brava ! brava !

Signerai

Maintenant du bal Nous puuvons donner le signal.

{Ces portes du fond se sont ouvertes, des lustres sont descendus du plafond; les contredanses se forment; tout présente limaije d'un bal animé. Fiorella parcourt lesdifférents quadrilles et parleùtout le monde; pendant ce temps, et toujours sur le même air de danse, entre liodolplie, richement habillé; Albert l'aperçoit, va à lui, et t'amène sur le devant du théâtre.)

ALBERT, à Uodolphc, à demi-voix.

Ali! te voil'i ; lu te r.iis bien attendre!

Arrive donc, tu vas être enchanté :

(£11 confidence.) C'est obtenu!

RODOLPHE

Que viens-tu de m'apprendreî Je n'y puis croire, en vérité!

ALBERT

Moi, du succès je n'ai jamais douté!

Les destins sont toujours propices.

Lorsque l'on a pour protectrices Et les grâces et la beauté.

RODOLPHE

Ah ! de cette femme charmante Mon coeur se souviendra toujours.

ALBERT

Viens alors, que je te présente A la reine des amours!

{Apercevant Fiorella qui quille le fond et qui s'avance vers eux.) C'est elle! comme elle est belle!

{S'adressant à Fiorella, et se mettanldevant Rodolphe.) A vos genoux. Madame, eu chevalier fidèle. Je vous améue ici votre hjureux protégé!

FIORELLA

Heureux... ah! je le suisde l'avoir obligé!

{Passant prés de Rodolphe et lui remettant unpapict.)

Oui, Monsieur, retourne* aux r.ves do la France.

ROnOLPUE.

Ah! Madame, comment, dans ma reconnaissance...

{Levant les yeux et la regardant.) 0 ciel ! il se pourrait I

FIORELLA

Dieu! qu'est-ce que je voi?

RODOLPHE, à part.

C'est Camille ! c'est elle!

FIORELLA, cachant sa tête dans ses mains. A te» yeui cachez-moi !

ENSEMBLE

ALBERT, à Rodolphe.

0 surprise ! ô mystère !

Qii'as-lu donc? réponds-moi.

D'où provient ta colèie?

{Montrant Fiorella.) El d'où vient son cll'ioi?

RODOLPHE

0 surprise! ù mystère!

Je ne puis, je le voi, Réprimer la cob're Qui s'empare de moi.

0 surprise ! à mystère Qui me glace d'etfroi!

0 Dieu lutèlaire.

Prenez pitié de moi.

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