ALBERT ET LE CHOEIR
Moi, quitter l'Italie Pour un climat nouveau?
Le ciel de la patrio Est toujours le plus beau!
TROISIÈME COITLET.
FIORELLA
Intrépide marin.
Beauté nouvelle Va t'oU'i'ir eu chemin
Attrait divin !
ZERBINE
Vers ee pays charmant
Qui te rappelle, Tu reviendras gaiineut,
Riche et content.
ENSEMBLE
Voilà ma nacelle.
Partons gaiment.
ALPERT ET LE CUOÔUR.
Moi, quitter l'Italie Pour un climat nouve.ui?
Le ciel de la patrie Est toujours le plus beau!
• TOUS
Brava ! brava !
Signerai
Maintenant du bal Nous puuvons donner le signal.
{Ces portes du fond se sont ouvertes, des lustres sont descendus du plafond; les contredanses se forment; tout présente limaije d'un bal animé. Fiorella parcourt lesdifférents quadrilles et parleùtout le monde; pendant ce temps, et toujours sur le même air de danse, entre liodolplie, richement habillé; Albert l'aperçoit, va à lui, et t'amène sur le devant du théâtre.)
ALBERT, à Uodolphc, à demi-voix.
Ali! te voil'i ; lu te r.iis bien attendre!
Arrive donc, tu vas être enchanté :
(£11 confidence.) C'est obtenu!
RODOLPHE
Que viens-tu de m'apprendreî Je n'y puis croire, en vérité!
ALBERT
Moi, du succès je n'ai jamais douté!
Les destins sont toujours propices.
Lorsque l'on a pour protectrices Et les grâces et la beauté.
RODOLPHE
Ah ! de cette femme charmante Mon coeur se souviendra toujours.
ALBERT
Viens alors, que je te présente A la reine des amours!
{Apercevant Fiorella qui quille le fond et qui s'avance vers eux.) C'est elle! comme elle est belle!
{S'adressant à Fiorella, et se mettanldevant Rodolphe.) A vos genoux. Madame, eu chevalier fidèle. Je vous améue ici votre hjureux protégé!
FIORELLA
Heureux... ah! je le suisde l'avoir obligé!
{Passant prés de Rodolphe et lui remettant unpapict.)
Oui, Monsieur, retourne* aux r.ves do la France.
ROnOLPUE.
Ah! Madame, comment, dans ma reconnaissance...
{Levant les yeux et la regardant.) 0 ciel ! il se pourrait I
FIORELLA
Dieu! qu'est-ce que je voi?
RODOLPHE, à part.
C'est Camille ! c'est elle!
FIORELLA, cachant sa tête dans ses mains. A te» yeui cachez-moi !
ENSEMBLE
ALBERT, à Rodolphe.
0 surprise ! ô mystère !
Qii'as-lu donc? réponds-moi.
D'où provient ta colèie?
{Montrant Fiorella.) El d'où vient son cll'ioi?
RODOLPHE
0 surprise! ù mystère!
Je ne puis, je le voi, Réprimer la cob're Qui s'empare de moi.
0 surprise ! à mystère Qui me glace d'etfroi!
0 Dieu lutèlaire.
Prenez pitié de moi.