AMY LT LEICESTER
Qac rêsouilre et que faire?
Si j'ose la tromper, A sa juste colér.; Je ne puis échaiipor.
KI.IiADITH.
Frc'iiiiis! k mi coICto Tu ne peux LM'li;i|ipcr.
A ma jiisle CHilirc Tu 110 peux éoliappcr.
{A Lekesler, montrant Amy.) Oui, do mon courroux ipi'cllo .ilfronte, Servez les tniiispuils l'uiieuv, Et riu'oii 1,1 t'.issi', iivci', liontOj Arraclicr Je ces lieux.
i.i;iCESTER. La chasser! c'en est trop, et je rougis enfin (le l'avilissement où je suistonitié; {Montrant Amy.) cl'nii cùlé, tant dcgi^nôrosité et de noblesse, (Se montrant liiiincmi;,) et de rantie,t:int deliassesse! Vùl la fondre éclater sur ma leHe, je ne traliirai jias jilns lonirtcmps l'Iionneuret la vérifia ( Traversant le tliéàtre. et prenant Amy par la main.) Viens, toi ipii u"a pas craint de te dévouer pour moi; toi, dont l'liéroii(ue constance méritait un antre cicur que celui d'un amhUieux; viens, je suis ton protecteur et ton défenseur, (.1 Elisabeth.) Oui, Madame, Amy Itolisart est ici chez elle; elle est ma femme 1
ELISABETH. Sa femme !
AMV, transportée de joie. L'ai-je hiou entendu ! (/l Elisabeth.) Ah! Madame, ép.irgnez-le, et (jue Je meure niainteiKinl.
ELISABETH, tremblant de colère. Sa femme ! elle, Amy Uohsart! un outrage aussi sanglant! une aussi lAche traliison ! Tremble, perlide, et rappelle-toi ipie ton père a porté sa télé sur un échafaud pour un crime moins grand que le tien.
LEiCESTER. Jo suis Anglais et citoyen; c'est devant mes jiairs (pie je me défendrai; je cours me jeter aux pieds de sir Hugues Robsart. Venez, comtesse de Leioesler. {Il sort avec Ainy.)