SCENE PREMIERE
INTRODUCTION
GHQEDR.
Clochettes de la pagode, Retentis.'iez dans les airs.
Et, suivant l'antique mode, D hvmen formez les concerts.
Clochettes de la pagode.
Retentissez dans les airs!
TCHIN-KAO
Mon bonheur ne peut se comprendre.
Ma fille épouse un mandarin ; A tous ici, pour mieux l'apprendre.
Sonnez, clochettes... tin! tin! tin!
Je crois des écus de mon gendre Entendre le son argentin.
Tin! tin! tin! tin! tin!
CHCEUR.
• Clochettes de la pagode.
Retentissez dans les airs! etc., etc.
TcnisK.io, bas, à sa fille, qui est voilée.
Allons, ma fille, allons, Peki,
Parlez donc à votre mari !
PLKi, de même.
A (piui bon'/ que jiuis-je lui dire?
TCHIN KAO
Vous, la fille d'un laboureur.
Epouser un grand de l'empire ?
TSINC-SING.
Le favori de l'empereur,
Le seigneur Tsing-Sing! c'est tout dinv
{S'approchanl de l'eki.)
AIR
Trésor de jeunesse et d'amour, Itcauté dont mon ànio est ravie!
Je t'ai vue. . et pour toi j'oublie Mon rang, ma noblesse et la cour!
De ma naissance,
De ma puissance.
Un seul coup d'œil
Brise l'orgueil.
El plein d'extase.
Mon cœur s'embrase.
S'embrase aux feux
De tes beaux you.x.
Trésor de jeunesse et d'amour!
Etc., etc.
Ou te dira que je suis vieux!
N'en crois rien, l'amour n'a pas d'.lge ;
El, pour te séduire, je veux
Que mes trésors soient ton partage.
Et que chacun dise soudain :
« C'est la femme d'un mamlarin.
« Dans ses alourS quelle élé^'ance!
« Ses pieds ont foule le satin.
« Perle et rubis ornent son sein.
« Mollement elle se balance,
« Bjrcée en son beau palanquin. »
Esclaves, servez votre reine,
Esclaves, courbez-vous soudain ;
C'est voire maîtresse et la mienne.
C'est la femme d'un mandarin...
Quel honneur! quel heureux destin !
D'être femme d'un mandarin !
ENSEMBLE
CHŒUR
Quel honneur! quel heureux destin, D'être femme d'un mandarin!
PEKl.
Soumettons-nous il mon destin, Je suis femme d'un mandarin!
TCHINKAO.
Quel bonheur! quel heureux destin, D'èlre femme d'un mamlarin !
TCHIN-KAO, à sa fille <l aux paysans.
Allez! allez veiller aux apprêts du festin.
CHCEUR.
Clochettes de la pagode, Retentissez dans les airs! etc., etc.
(Ils sortent tous, excepté Tsing-Siiiy, et Tchin-h'no.'
LE CHEVAL DE URONZE
PBKi. La fictoire est i moi*— Acte 3, scène 6,