‹ Pièces de théâtreChapitre 268 sur 575 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

TSING-SING, toujours endormi ; PEK\, puis 'VANKOj sortant de la porte à droite.

TRIO

TsiNG-siNGj rêvant tout haut.

Ma femme... ma femme... à souper. .

... Il vaut mieux être en son ménage... Que d'être encore à galoper A cheval sur un nuage !

PEKI.

Il rêve en dormant!

{.le retournant et apercevant Yankoqui vient d'entrer, tenant un paquet à la main.)

Ah! gr.inds dieux!

Vanko qui revient en ces lieux!

TANKO, apercevant Tsing-Sin^.

Que vois-je!

(/( laisse tomber sur une chaise le paquet qu'il tenait.) C'est lui !

PEKI.

Du silence.

TANKO, stupéfait.

Comment, le voilà de retour !

PEKI.

Hélas! oui!

YANKO.

Sa seule présence Détruit tous mes rêves d'amour!

TSING-SING, rêvant.

L'amour m'attend... douce espérance.

Enfin me voilà de retour !

PEKI ET VANKO.

Pour nous, sa funeste présence Détruit tous nos rêves d'amour.

TsiNG-siNG, rêvant.

Allez, esclaves, qn'on prépare...

Noire appartement nuptial!

TANKO.

Qui moi, souffrir qu'on nous sépare; Plutôt immoler ce rival!

PEKI, à voix basse.

Ec'bute-moi !

Je ne puis à présent m'éloigner avec toi,

Mais je partirai seule, et J'irai sans elTroi Aux i>ieds do l'empereur implorer sa justice, Four rompre cot lijraen et dégager ma loi !

VANKO.

Tu l'oserais ?

PEKI.

Le cii-l propice Protégera ma fuite, et veiller i sur moi! TSING-SING, rêvant.

A souper, ma femme... ma femmc.n'

PEKI.

Ah ! la frayeur glace mon àme!

ENSEMBLE

Va-l'en! va-t'en! c'est mon mari, J'ai peur qu'il ne s'éveille ici!

VANKO.

.i^h! ne crains rien de ton mari.

Tu vois bien qu'il est endormi!

TsiNG-siNG, rêvant.

Ah! qnel bonheur pour un mari, De reposer enfin chez lui!

VANKO.

Je pars... mais que j'entende encore Un mol, un dernier mol d'amour !

PEKI.

Yauko, c'est moi qui vous implore, Eloignez-vous de ce séjour!

TANKO.

Quoi? te quitter à l'instant même...

PEKI.

Eh bien! tu le sais, oui, je t'aime!..

Je t'aime !

Mais. .

Va-t'en ! va-t'en ! c'est mon mari, Je crains qu'il ne te voie ici.

VANKO.

Ah! ne crains rien de ton mari.

Tu vois bien qu'il est endormi !

TsiNG-siSG, rêvant.

Ah ! quel bonheur pour un mari, De se trouver enliii chez lui !

PEKI, « Yanko. Partez... partez... je vous supplie...

TANKO, avec chaleur.

Vous perdre, c'est perdre la vie !

PLKi, lui imposayit silence.

Pas si haut!., il me fait trembler!

TANKO, baissant la voix.

Eh bien! je me tais... mais par grâce, Un seul baiser!

PEKI.

Ah! quelle audace!

Le bruit pourrait le réveiller.

Non... non... je défends qu'on m'embrasse!

TANKO.

Il le faut... ou je reste ici!

PEKI.

Alors, dépêchez-vous, de grâce ,.

{Yanko l'ombrasse.)

ENSEMBLE

Va-t'en ! va-t'en ! c'est mon mari, Je crains qu'il ne le voie ici!

VANKO.

AU ! ne crains rien de ton mari.

Tu vois bien qu'il est endormi.

TSING-SING

Ah ! quel bonheur pour un mari De se trouver enfin chez lui!

LE CHEVAL DE BRONZE

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