YA^KO
.\h! quel bruit! quel vacarme affreux!
J'accours tremblant... est-ce la foudre Qui vient de tomber en ces lieux?
TCHlN-KAO.
C'est mon gendre qui dort et ne peut se résoudre A s'éveiller!
YANKO.
Pas possible!
TCHIN-KAO
Il est sûr Qu'il a le sommeil un peu dur!
Car nous avons mis en usage Toute la musique à tapage Que la Chine peut employer.
11 nous faudrait pour l'éveiller Des musiciens de l'Europe!
{S'aprochant de Tsiny-Sing et le prenant respectueusement par le bras.) Allons, mon gendre!..
{Avee effroi.)
0 ciel! je sens \h sous mes doigts Ses membres ipie durcit une épaisse envelojqie! Ce n'est plus de la chair!
[Le tàtant.) C'est du marbre ou du liois!
{Lui frappant sur lu tète avec le bâton de mesure qu'il
lient à la main.) Ce front savant n'est puisqu'une télé de bois! lois.
0 miracle! ô prodige!
Je tremble de frayeur!
El tout mon sang se tigo, D'éiiouvante et d'horreur!
LE CHEVAL DE BRONZE
Peki sur la cliCTal du bronze.
TCHIN-KAO
(Jiioi ! Ci' grand manJariii n'est plus qu'une statue .' D'où peut venir un pareil changement?
YANKo, riant.
J'y suis... et de moi seul la cause eu est connue
(Se jetant en riant dans le fauteuil à droite.) Je n'ai plus dérivai!., ah! ah! ah! c'est charmant!
iCHiN-KAo, à Yanico.
Tu sais donc...
VANKO, riant toujours.
Ah! ah! ah!
TCHIN-KAO
D'où vient cetaccidcnt?
YANKO, riant.
Uicn n'est plus simple... et ce voyage... Il anra park^, je le gage...
Il aura dit...
{Voijaiit tous les assistants qui se groupent autour de son fauteuil et écoulent.)
Sont- ils donc curieux!
{Tchin-Kao les éloiijne et revient se baisser près du fauteuil de Yanlio.)
ïANKo, riant toujours.
Il aura dit...
TCUIN-KAO.
Quoi donc?
[Ecoutant Yanko qui lui parle bas à l'oreille.) Vraiment!
{Ecoutant toujours.]
C'est merveilleux!
Et puis... achève...
[Reijardant Yanko, qui tout à coup reste immobile et dans la position où il était en parlant.)
Eh hien!.. le voila qui s'endort!
[L'appelant.) Yanko! Yanko!
Toi>s, l'appelant aussi Yanko! Yanko !
TCUlN-KAo.
l'ius foit !
Plus tort!
Plus tort!
Encor Plus fort !
LE CHEVAL DE BRONZE
TOl'S.
Ail ! c'oit iucoiiccv,il)lo !
C'est à f.iii'o Iruiiililoi-.' Quoi! co liruil ultVoj'ablo Ne 1 eut le i-ùvDillcr !
TOUS
Vaiikol Vanko! Yauke !