SCENE XI
I.KS pit;ci,DrMs; ELIDOXIE, ÉU.^ABCTIl; C.\TI1ERINE, sortant de la p.iruui ijajclie ; clU's lieitneiit à la main cliaciinc un piipicr de iiimique.
SEPTUOU.
DiMiTRi, atcc j'ot'e, et aperceiani madame Golofkin. C'est Eiidoxio!
cOLoi'K N, à pari, avec colère.
Ah ! c'est ma femme!
{Haut.} Quoi! déjà vous sortez, Madame'?
ElDOJll!.
Oui, ce matin, on nous fait in\i(er Chez U régente, où l'on doit répéter A h'rand orchestre.
ELISAUETII.
Oh! c'est indispensable ..
tiTuiinl, regardant liudujie avec intention. Car, pMur iMrc en mesure, il faut se concerter! GOLoïKis, u'jscrrant tour ù tour Oimilriet sa femtne. Uéllcxion admirahlu, Et surtout pleine de raison!
IiLiSADCTU, pendant ce temps, dit bas à Lestocq en lui remetlaiit un papier.
J'.i sa letfre, et voici la iiroelamalion Qi'.e j'ai signée. .
ENSEMBLE
LE-TOCO, la saisisannt arec joie.
Eiilin iloni' je la tien I (.iparl.) C'cat 1)1 n ! c'ott l>ico !
s présence
DiMlTiii, rcuardjiil F.,idu.tie qui baisse toujours les yeux. Sun rCL^ard é\ite le niieu, C'est hien! c'est bien!
GOLOFKiN, qui pendant tout ce temps n'a observé que Dimitri et su femme.
Je vois quel projet est le sien, C'est bien! c'est bien!
ENSEMBLE
LESTOCQ
Enfin elle est eu ma pulssince, Le ciel comble mon espérance; Renfermons au fond de n»on cœur Et jnon triomphe et mon bonheur; DniiTRi, regardant }ùtdo.iie.
Enfin dcuic le liel lécnmiiense Et mon amour et ma consfance.
Renfermons au fond de mon cœur El mon ivresse et mon bonheur.
ELISABETU, regardant Diniilrl.
De son amour, de s.i conslani'C, Je iioisede enliu l'assurance ; Renfermous au fond de mon cœur Et mon ivresse et mou boulieur.
GOLOFKIN, regardant Dimitri.
Et ses renards et sou silence Ont confirmé ma défiance ; Renfermons au fond de mon C'Pur Et mes soupçons et ma fureur.
EUDOXIC.
flélas! je tremble en sa présence.
L'honneur défend (ju'.à lui je pense; Ren'ermonsau fond de mou cœur Et mes combats et ma douleur.
stuolof LTCATiiEBiME, se regardant et regardant Lestocq Oui, c'est bien elle.
Oui, c'est Strolof, De notre hymen est l'assuranre; Reure.mons au foud de mon CLEur Et mou es[)0 r et mon bonheur.
LESTOCQ, s'a/)/)ror/inH( d'E.isabetk qui regarde toujours Dimitri, lui dit à voix basse S Sur vous et sur lui prenez garde.
Craignez de lui iiarler surtout!
ELISABETH, de vième.
Pourquoi cela?
LESTOCQ, de même.
Golo kin observe et regarde.
Éi.isABEiii, (i part, et montrant la lettre de Dimitri
qu'elle tient.
l'ourlant 00 rendcz'vous qu'il demande... il l'aura,
Oui, oui, je le jure, il l'aura.
DiMiTBi, re(/(ir</aH( Golofliin, qui est toujours cnlre lui et Hudosie.
Et eu mari qui reste toujours là] loi's, à part.
Sjus un jojcux sourire Cariions bien nos jinijels; JJaut.] ^ Qu'eu ces lieux tout respire
Le bonluMir et la paix.
GuLDFKiN, bai, rt Cuikerine.
Il faut que je tj parle, et «ans que ta muitresso En sache rien.
CATHERINE, étonnée.
Quoi! Monseigneur,.,
GOLOFKIN.
Ta's-toi, Il y va de les jours.
LESTOCQ, de t'autrc côté, bas, à Strolof, en lui remettant la proclamation.
Va, et de la princesse l'orle-lcur cet écrit en gaije de sa foi.
ENSEMBLE
[Regardant Elisabeth.) Oui, c'en est fait, elle est à moi!
niMiTiii, regardant Eudoxie.
Elle est à nioi!
STROLOF, regardant Catherine.
Elle est à moi!
LtSTOCO.
llisadet:!, reiiardant Dimitri.
Oui, son cœur est à moi!
TOUS, à part.
Sous un joyeux sourire
Cachons bien nos iirojcts.
(Haut.)
Qn'rn ces lioux tout rospire
Le 1) iiiliiur et In paix ;