SCENE IV
ALBERT, puis ZÉILA et ses Compagnes.
{Du haut des rochers, à gauche, on voit descendre sur le tac une troupe de jeunes filles portant un voile déployé qui les soutient dans les (ilrs. Elles s'abattent dans le lac derrière les rochers à droite et disparaissent un instant aux yeux du spectateur.)
ALBERT
Du ciel, se détachant en biillantes étoiles, Quelles divinités descendent vers ces lieux? On (lirait, au zéphyr qui se joue en leurs voiles. D'un navire lé'-'or qui sillonne les cicux... (En ce moment Zéila et ses compagnes sortent de derrière les rochers, en rohe de gaze et tenant leur voile à la main. D'autres fées sont déjà dans les eaux du lac où elles se baignent.) 0 mystère nouveau! Spectacle gracieux !
Cachons-nous!.. DOrebons mon bonheur h leurs yeux! (Il se cache dans un creux de rocher à droite, derrière un massif d'arbres verts. Zéila et toutes les fées descendent sur la scène.)
chœi:r.
Sur celte prairie Viens, ma s*ur chérie.
De ce lac si pur Que j'aime l'azur!
D'une aile légère Descendons sur terrç.
On trouve en ces lieux Les plaisirs des deux !
(Elles forment des danses et des groupes gracieux.)
ÏÉILA.
Et pourtant les mortels, en leurs frayeurs étranges. Redoutent notre aspect qu'on leur dit dangereux.
Lorsque c'est nous, fdles des anses.
Nous qui les protégeons et qui veillons sur eux ! J'envoie aux belles Qancces, Comme à leurs jeunes amoureux.
Le jour, de riantes pensées.
Et la nuit, des songes heureux!
CHŒL'R.
Sur cette prairie Viens, ma sœur chérie.
De ce lie si pur Que j'aime l'azur!
D'une aile légère Descendons sur terre!
On trouve en ces lieux Les plaisirs des cieux !
{Les danses recommencent, et les fées, qui s'apprêtent à se baigner, déposent sur les bancs de gazon ou sur les rochers le voile qu'elles tiennent à la main.)
ZtlLA.
Mais dau.s nos courses vagabondes.
Pour braver à la fois et les airs et les ondes, Conservons bien, mes sœurs, ce voile si léger...
DEIXIÉUE FEE.
Notre seul talisman !