SCÈNE IV
ALBERT, issachar;
ALBERT
Ah! le juif Issachar... providence mortelle De nos étudiants!..
{S'adressant à lui.)
Veux-tu faire un efTort Pour moi, juif?
ISSACHAR
Pourquoi pas? Que te faut-il, jeune homme!
ALDKRT.
Prête-moi vingt-cinq écus d'or.
ISSACHAR
Volontiers! mais pour cette somme Quel gage m'est offert ?
ALBERT
Pas d'autre, en vérité, Que moi!., ma personne! I !
ISSACHAR, lui tendant la main.
Accepté.
Al BERT, avec enthousiasme.
0 gloire d'Israël et de la synagoi^iie! Pour ce Irait généreux je veux te mettre en vogue!
LE LAC DES FÉES
Tu seras révérô par moi, par mes amis. Descendant d'Aliralium et de Jarob!..
ïssACHARj lui d'jnnant itn ijapier qu'il vient d'écrire.
Tiens... lis, Et siçne !
ALBERT, lisant l'écrit.
« Dans deux mois nous promettons de rendre « Les vinït-cinq éeus d'or qu'Issachar nous prêta. « Si j'y manque... j'cnchaine à lui, des ce jour-là, '( Ma lihcrlé, mon sang!.. »
(S'arrètant.)
Qui! moi! j'irais Éie vendre?
Homme libre, je deyiendrais Ton vassal, tou esclave !
ISSACBAR.
Eh! mais Lorsque l'.on u'u que sa personne Pour seul trésor... il faut bien qu'on la donne.
ALBERT
Non! laisse-moi!,.. Jamais, jamais Ma main ne signera de semblables billets! issACHAR, s'éloignaiit et entrant dans l'intérieur de
Vaubc'ge, Soit!
ALBERT
Et va-t'en rejoindre en enfer, où tu marclies, Abraham et Jacob, et tous les patriarches !