JEANNETTE ET LES JEUNES FILLES
Quel contre-temps et quel doinnuiire' De garnison chanizer toujours!
Ils vont quitter notre village, El nous l'objet de nos amours.
JOLI-COEUR
Quel contre-temps! morbleu! j'enr.ige' De garnison chaoger toujours !
On n'aime pas, tpioique volage, A quitter de nouveaux amours.
GUILLAUME
.^h! quel bonheur! !;uel avantage!
Il s'éloigne de ce séjour, Et je reste dans ce village Près de l'objet de mon amour.
TÉRÉZINE, avec dépit.
Quoi! de mes fers il se dégage, Il oublie ainsi son amour!
C'est un alfront, c'est un outrage!
Je veux m'en venger à mon tour.
.JOLI -COEUR, à Térézine.
Vous l'enlendez; demain, ma reine.
TEREZINE, souriant.
Il faut partir !
JOLI-COEUR
Du moins j'ai vos sernienls,
TEREZINE.
Sans doute!
JOLI-COEUR
Et celle main doit s'unir à la mienne? TÉRÉZINE, riant.
Je l'ai promis !
JOLI-COEUR
Qu'importe alors le temps?
TÉRÉZINE ET GUILLAUME.
Qne veut-il dire?
J0LI-C0i:UR.
Adorable maitrcssc, Pkiisipie ili main matin l'honneur et le devoir M'appellent loin de vous leiicz votre proincss •
LK rilILTiU'.
Aujourtriuii mémo c! dis ce ?oir!
GiiLLAi ME, vivement et avec crainle.
Aujourd'lini mOnio !
TÉRÉziNE, l'observnnt, à part.
11 se trouble!
GliLLALUE, de même.
Et dès ce soir!
TÉRÉziNE, de même.
Quel embarras !
[S'adressant à Joli-Cœur, en regardant toujours Guillaume.) El pourquoi donc? et pourquoi p;is !
(A part.) C'est charmant! son trouble redouble!
JOLI-COEIB.
J'y puis l'ompter? vous l'avez dit. TÉnÉziNE, lui réponJant sans l'écouter, et regunlaut
toujours Guillaume avec une joie maliijnc. Oui vraiment.
JOLI-COEl'B.
Di>s ce soir.
TÉRÉZINE, de même.
Oui vraiment.
JOLl-COEUn.
A minuit.
GriLiAiME, à part.
Dieu! quel parti prendre, et que faire? TÉKÉziNEj regardant toujours Guillaume avec salisfaction.
Dans mes chaînes il reviendra I Je l'avais dit : et l'y voilà !
JOLI-COEUR
Elle est à moi! quel sort prosp(''re?
GiiLLAUME, se déiespératjt.
L'épouser dés ce soir! 0 funeste destin! Quand elle doit, hélas! ne m'aimer que demain.
ESSEMOLE.