TOIS
Quoi! c'est Suzelte
ÉDOl'ARD.
0 ciel!
SUZETTE
Moi-même.
M. DE BREMONT
Eh ! oui vraiment.
Faites lui votre compliment.
(Bertrand prend Suzelte par la main, et la présente aux dames de la société, dont elle reçoit les compLments.)
EDOUARD, interdit.
Jd n'y puis croire encor : quel est donc ce mystère !
M. DE BREMONT
Oui, c'est elle qui l'a voulu.
(J voix basse ) Pour son honneur sachez vous taire, Et rougissez d'avoir moins de vertu.
EDOUARD , à part.
Cet hymen, qui me désespère. N'aura pas lieu, je le p'roniets.
M. DE BREMONT, de même, l'observant.
Et moi.
Je promets do v.'iller sur toi.
ENSEMBLE
BERTRAND
Allons, allons, pienons courage :
Puisipie j'ai su toucher son coeur, Je veu\, dans l'hymen qui m'engage.
Ne vivre que pour son bonheur.
Qu'elle est jolie, et quel est mon bonheur!
B. DE BBEMONT.
Par sa vertu, par sou courase.
De mon fils je sauve l'honneur; Tout va bien, et co mariage De nous tous fera le bonheur.
SUZETTE
Oui, c'iii est lait, l'hymen m'engage Imnnilùus-nons p'jur sou bonheur; Allons, redouljlons de courage.
Cachons le tiuuble de mon cœur.
EDOUARD
Oui, je romprai ce mariage Qui doit me ravir le bonheur; De dépit, d'amour et de rage Je sens là tressaillir mou cœur.