SCÈNE IX
COQUEBERT, LA MARQUISE, GALUCHET, en habU de travail.
GALueuET. Pardon... cxeu.se... madame la marquise, de me présenter ainsi devant vous... Jeanne m'a ilil que vous étiez là... ctde peur de vous faire attendre... j'ai gardé mon babil de travail... C'est notre uniforiui', à nous autres ouvriers.
i,A MAiiouisE. Et e'i'sl jusIiMiient à l'ouvrier ipii! je V(Mi\ parler.. Je m'informais et faisais demaudi r partout dans Pans la demeure de Al. Galuelu^t, ouvrier en liijduteric, lorsque, co matin, Coquebert, mon
JEANNE ET JEANNETON
joaillier, m'a dit qu'il employait qnrlqu'un tle ce nom... et je l'ai supplié de vous prévenir de ma vigile pour aujoui'd'luii mèuic.
OAUT.HET. En quoi puis-je être bon à madame la maniuise?
LA >HR(jiisE. je vais vous le dire. (.4 Coquebert, qui approche un siège pour la marquise, et qui va en prendre tin pour lui.) Que je ne vous retienne pas, mon cher Coquebert; je sais qu'on vous attend chez le duc Oclave de Blansac, mon neveu, pour les diamants de sa corbeille.
coQURBERT. Cc n'cst pas pressé.
LA MARQiiSE. Si, Vraiment... On a eu tant de peine à le marier, qu'il ne faut pas lui donner de prétextes pour différer encore... A demain... àdemain! J'aurai aussi d'^s commandes à vous faire.
COQUEBERT, àjxirt. Diable! une riche héritière... ce n'est pas à négliger... et comme... grâce au ciel, je ne sais rien encore, je peux toujours... dans mon ignorance... {Saluant la marquise.) Je vous laisse. Madame. {Il sort par la porte du fond.)