EUDOXIE, CATHERINE
CATHERINE. Voici minuit; je vais l'attendre où il m'a promis de se trouver.
EUDOXIE. Tu m'as bien comprise?
CATHERINE Oui; Madame. Dès qu'il viendra, dès que" j'entendrai le signal...
EUDOUE. Tu ouvriras la porte du palais qui donne sur la Neva, et tu le conduiras, là, dans ce cabinet, où tu l'enfermeras.
CATUERINE. ToUt Seul?
EUDOXIE. Sans doute.
CATHERINE. Et vous na le verrez pas ?
EUDOXIE. Non ; je rentre chez moi, dans mon appartement, d'où je ne sortirai pas.
CATHERINE, à part. Eh bien! par exemple! donner un rendez-vous a un amant pour l'enfermer tout seul, aillant valait le laisser chez lui. Ces grandes dames ont dus idées... (Baut.) J'y vais, Madame.
EUDOXIE. Et de la discrétion.
CATHERINE. Oui, Madame. (A part, en sortant.) Pauvre jeune homme !
EUDOXIE. Au moins, en le forçant de passer la nuit ici, au palais, il n'ira pas ce soir aux casernes Préob;ijenski ; c'est tout ce que je veux. {Regardant la porte à ijauche.) Ne restons pas ici... Qui vient là'? serait-ce ijiun mari? non, la princesse.