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SCÈNE IV

ELVINA, FRANCK, avec un autre uniforme.

ELviNA, le reconnaissant. Que voiârje!.. comment! c'est toi , mon cher Franck !

FRANCK. Chut!., chut donc!.. Sûrement c'est moi... Mille bombes, est-ce que je pouvais me passer de te voir?

ELVINA. Quoi! le commandant t'a permis?..

FRANCK. Ah ben! oui, l' commandant, n' m'en parle pas; il n'sait pas vivre, niorblen! et j'domierais nia pipe pour me battre avec lui.

ELVINA. Mais enfin, par quel ninyen?

FRANCK

Air ; Vers le temple de l'Hymen.

Pour te servir, nwn enfant.

Tu sais que rien ne m'étonne.

Et j' viens moi-même en iiersounc D' parler à ton commandant.

Croirais-tu bien ((u'il raisoune ; Il ne veut pas qu'on m'emprisonne :

De ces lieux même il ordonne Que l'on me fasse sortir.

D'y rester je suis bien I' maître.

On n' peut pas m'empécber d'être Prisonnier pour mon plaisir.

ELVINA. Prisonnier, toi!

FRANCK. Quand j'ai vu ça, j'ai pris rimiforrae...

ELVINA. Quoi! Franck?

FRANCK. Je me suis enrôlé dans la garnison.

ELVINA. Comment, mon pauvre ami...

FRANCK, Tu sens bien qu'ils ont tous été enchantés de m'avoir... j'en ai frolté plus d'un dans cette garnison... aussi j'puis compter sur eux... et puisque te v'Iàaux arrêts, il vaut encorç mieux qu'ce soit moi qui te garde qu'un autre.

ELVINA. Mon bon ami, mon cher Franck... si tu savais combien ton dévouement me touche... mais astu vu mon père?

FR\NCK. Lui, il est tranquille, morbleu! comme la veille d'une bataille! il écrit, il dessine, il n'a pas plus l'air de songer qu'il est prison...

ELVINA, soupirant. Il dessine! il est bien heureux! moi, je ne sais que faire... cet appartement est si petit...

FRANCK, regardant la chambre. Ah ! il est sûr qu'il serait difficile de chasser ici ou de monter à cheval... Mais on peut encore y manier un fusil, et je te promets de te donner deux leçons d'exercice p.ir jour au lieu d'une... parce que, vois-tu, (|uoiqu'oii soit en prison, il ne faut pas négliger son éducation, et puis tout ça aura une fin, que diable!..

ELVINA, soupirant. Vue (in! Dieu sait laquelle.

FRANCK. Sois doue tr.iii piille... j' vais courir m'iiiformer... tâcher do voir M. Alfred... A présent qu'

LE PETIT DRAGON

je suis cil pied... (fl écoute.) Atteiuls donc, je m'oublie avec loi... c'est la garde aïontanU'... j'y cours, iiiorblcii!... il scraitjoli.pourlu première fois, d'ine faire nietlre daus la cliambre de discipline.

.\iR : Vaudeville iVune nuit de la Garde nationale. 11 n' faut jias que 1' chaçrin t' gagne; Si le sort a trompé nos vœux, A notre sccontl' campagne, Crois-moi nous serons plus lieureuï.

Song' donc que dés la première, On n' peut tout avoir, morbleu!..

C n'est qu'à la sixième affaire Que j'eus mon premier coup iV feu.

ENSEMBLE

ELVINA.

Que la prudence accompagne Tes démarches en ces lieux, Et dans quelqu'autre campagne, Nous pourrons être plus heureux.

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