SCENE XI
BABET, niBOlS.
DUBOIS. Non, madeniiiiscll: Babet, non, ne le croyez p is, nul danger ne vous lUi nacc ; au contraire, k-s honneurs, les richesses vous atlcn.lent.
BABET. Que voulez-vous dire?
DUBOIS. Que tout dépend de vous ; ot n'allez pas, par de vains scrupules, manquer à la plus belle destinée qui jamais se soit offerte.
BABET. Je ne vous comprends pas ; mais pourquoi ce changement dans vos discours, dans vos manières"? pourquoi tout le monde ici sendjle-t-il vous obéir?
DUBOIS. Ce n'est pas moi, c'est vous qui commandez, et quant tout recounaitra vos lois, r.ippelez-vous sculmentiiuocettepuis.saueo,e'estàinoique vous la devez.
BABET, regardant autour d'elle. Et M. Eran^-ois, pourquoi ne revient-il pas? oii est-il?
DUBOIS. 11 n'y a plus de M. François, son règne est fini, un autre commence.
BABET. 11 est donc vrai, on nous a séparés, on m'en- Irve à lui, et pour quel motif? Je ne veux pas rester ici, je veux sortir, je suivrai ces denioiselles...
DUBOIS. Impossible, la porte est ferniie en dedans.
BABET, courant à la porte à droite. Cela ne se peut...
DUBOIS. Je l'ai ordonné.
BABET, avec désespoir. Oh ! miui Dieu!
DUBOIS. Mais écoulez-moi...
BABET. Ne m'approchez pas. Monsieur, ne m'approchez paS) ou je ne sais de quoi je suis capable. {Jille se jette sur le canapé]
DUBOIS. Calmez-vous, Babet, ealuiez-vous, je mc relire ; aussi bien d'auti'os soins me rédaun'iil, et je
LE iMOULIN DE JAVELLE.
laisse à une voix plus persuasive que la mienne le t)onheur lie vous rassurer. Adieu ; pensez ù ce ((lie je vous ai dit... (Il sort mr le fond.)
ai dit... [Il sort par le fond.)