‹ Pièces de théâtreChapitre 553 sur 575 · SCÈNE XVIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIL

D'AUBIGiNY, LE RÉGENT, BABET.

(Deux femmes de chambre du palais la soutiennent et l'aident à marcher. Elle tombe sur un fauteuil auprès de la talde, presque sans mouvement et comme anéantie. Le régent fait signe aux deux femmes, a Verdier et à Dubois de s'éloigner. Ils sortent. D'Aubigny est debout à l'autre côté du théâtre.) BAUET, après un long silence. Ah! qne je souffre! (Portant la main à sa tète.) Là! (Puis o son cœur.) Là!.. Et pourtant, mon Dieu, vous connai.ssez mon innocence. (Elle baisse les yeux et aperçoit le régent auprès d'elle.)

LE RÉGENT. Babel, iiu scul regard !

BABET, lui faisant signe de la main. Qui que vous soyez, taisez-vous, cette voix-là me fait mal! elle me rappelle... (Promenant ses regards de tous côtés.) Ah! je croyais avoir quitté ces lieux pour jamais! et m'y vciilà encore une fois entourée de pièges, sans ami. (Apercevant d'Aubigny, et courant éi lui.) Non, non, grâce au ciel, je m'abusais, en voilà un (|ni ne me trompera pas.

LE RÉGENT. Et moi qui t'aiiTiais tant ! BABET, froidement. .Moi, je ne vous aime plus; vous n'êtes plus rien pour moi ipi'un prince, que le régent. (Montrant d'Aatiigny.) Voilà mon S(>ul appui sur la terre, le seul àc|ui je me confie. Ordonnez qu'on nous laisse sortir de ce palais. (Elle s'éloigne.)

LE RÉ(.ENT Ah! je le vois, tout est fini. Je la perds pour jamais. (.1 d'.Xubigny.) Vous son appui, sou protecteur, emuienez-la dans votre, province : parlez, vous êtes libre. Partez, car malgré moi je sens!.. Dieu! c'est Dubois! (// se hâte d'essuyer ses yeux et prend tm air riant.) Eh bien! qu'y a-t-il?

LE MOULIN DK JAVELLF.

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