SCÈNE XIX
Les précédents; M. DE VERIîOlS, arrivant du même côté que Babet, et avec un flacon.
M. DE VERiiois, «//(inf iiu fauteuil. Eh bien! eh bien! esl-ee que cela va plus mal? Tenez, ma petite, (.l/jercevant Babet.) C'est toi, Babel! à ton âge, est-ce que tu t'évanouis encore?
iiAUET. 11 n'y a prut-ctre pas de quoi'.' Si voue saviez, .Monsieur, tout à l'heure, à cette place... votre future...
ADOLPHE. Mais fais-toi donc.
BABET. Comment! que je me taise, que je me taise quand il s'agit de l'honiieurde Monsieur! Imaginezvous qu'ils s'aiment encore. Oh ! Mademoiselle, je l'ai entendu... ce n'est pas moi que l'on trompe.
M. DE vERBOis. Il sei'ait possible! et moi, qui avais pu un instant me faire illusion. A quoi sert donc d'avoir soixante-dix ans?
BABET. J'étais bien sijre que Monsieur en serait indigné.
M. DE vERBOis, souriant. Je ne me sens pas de joie. Venez, venez, mes infanls, venez m'embrasser. Cette fois, ma chère Henriette, vous ne pouvez plus vous dédire, il y a des témoins. Et vous, monsieur de Saint- Vallier, vous savez nos conventions; je signerai toujours au contrat, mais comme aïeul paternel. (A part.) Ouf! je l'échappe belle; et si l'on ni'y rattrape,..
HENRIETTE, ADOLPHE ET LÉONiE. Cher graiid-papa ! mon bon papa !
M. DE vERBOis. A la bonuc heure, voilà le seul titre qui me convienne; Babel, je reviens à toi.
BABET, essuyant une larnie. Dieu soit loué, il ne sc mariera pas.
VAUDEVILLE
AiR : Le luth yalant qui chante les amours.
LEONIE.
Quel sort heureux nous atleiid ic'-bas!
En les giiiilant nous soutienUi'ons vos pas. Près de vous désormais nous l'esterons sans ressc, Nos plaisirs vous rendront vos plaisirs de jeunesse. Et grâce à tous nos soins, gn\ce ;i notre tendresse , Vous ue vieillirez pas.